Politique belge

La N-VA n’est pas près d’appuyer les centrales au gaz.

La sortie du nucléaire en 2025, confirmée sous cette législature, impose de trouver d’autres sources d’énergie.

De 7 à 9 nouvelles centrales au gaz seront nécessaires. Le gouvernement en affaires courantes veut encore faire passer avant les élections une loi-cadre qui organise le soutien à ces centrales.

Le coût de l’opération demeure sujet à spéculations. Le président de la N-VA, Bart De Wever, parlait cette semaine de 9 milliards d’euros. Une étude du consultant PWC avance 350 millions d’euros par an pendant 15 ans. La ministre fédérale de l’Énergie, Marie-Christine Marghem (MR) se refuse à commenter ces chiffres. Elle rappelle l’existence d’une étude qui aboutissait à une contribution de 15 euros par an par ménage.

Des boulets

Depuis le départ de la N-VA, le gouvernement fédéral n’a plus de majorité. Il devra donc trouver un soutien dans l’opposition pour faire adopter la loi.

Partisane de la construction d’une centrale nucléaire de nouvelle génération, la N-VA voit d’un mauvais œil les plans de Mme Marghem. “Quelle est la différence entre une nouvelle contribution et un nouvel impôt ?”, a twitté l’ex-ministre des Finances, Johan Van Overtveldt. Pour le député flamand Gryffroy, “il est temps que la ministre vienne avec des chiffres”.

L’ex-secrétaire d’État Theo Francken s’interroge, lui, sur le coût supporté par les ménages flamands : 200 ou 400 euros, demande-t-il, avant de s’en prendre aux ministres MR, qualifiés de “boulets au pied pendant des années”.