Politique belge

Le Premier ministre Charles Michel se rend chez le Roi pour annoncer la recomposition du gouvernement sans les ministres N-VA.

Formellement, la N-VA démissionne du gouvernement, a fait savoir le vice-premier ministre Jan Jambon sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag" sur la VRT. Sur le plateau de RTL-TVI, le monde politique a réagi.

Pour le Président du parti socialiste, la suédoise est "un gouvernement de l'échec". Elio Di Rupo qu'une série de mesure étaient indispensable pour que le PS puisse soutenir le gouvernement minoritaire : à savoir, une révision de la réforme des pensions et une diminution de la TVA sur l'électricité. Un changement de politique qui est "impossible" selon lui. "Le MR essaye de se racheter une conscience mais il est trop tard", estime Elio Di Rupo.

Pour Jean-Marc Nollet, le nouveau co-président d'Ecolo, les écologistes ne sont pas "la roue de secours d'un gouvernement en perdition".

"Tout le monde doit prendre ses responsabilités" a déclaré l'ancien ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, "tous les partenaires savaient que nous étions contre. Nous aurions du nous abstenir si les quatre partis n'étaient pas d'accord". Cependant, Jan Jambon a réaffirmé qu'il entretenait encore de bonne relation avec Charles Michel et qu'il n'y avait "aucune raison pour ne pas soutenir le budget".

Si le pacte n'est pas contraignant, pour la N-VA il pose tout de même problème "politiquement".

La politique en matière d'asile "ferme mais humaine" se poursuivra, a affirmé le vice-premier ministre Alexander De Croo, dimanche, sur le plateau de l'émission De Zevende Dag. "Personne dans ce gouvernement ne veut mener une politique des frontières ouvertes", a-t-il assuré, tordant le cou au terme de "coalition Marrakech" employé par la N-VA. "En matière d'asile et de migrations, nous poursuivrons la politique instaurée par Maggie De Block (Open Vld) dans le gouvernement précédent", a ajouté M. De Croo.

Selon ce dernier, la N-VA a "subitement" pris une autre direction quant à la position du pays dans le monde. "C'est pour moi une question de principes", a encore dit le vice-premier ministre.