Politique belge

Dries Van Langenhove mènera la liste du Vlaams Belang à la Chambre pour le Brabant flamand. Comme… indépendant !

En ce début d’année électorale, la concurrence est rude entre séparatistes flamands… C’est à celui qui se montrera le plus jaune et noir, le plus anti-belge. Voire le plus anti-Marrakech dans tous les sens du terme. Depuis lundi, le microcosme politique annonçait l’arrivée d’une "forte personnalité"comme tête de liste fédérale du Belang dans le Brabant flamand. Histoire de ne pas laisser un boulevard le 26 mai à Theo Francken. C’est fait : le "lapin blanc" - "brun" ? - est le fondateur de Schild en Vrienden, Dries Van Langenhove, qui est domicilié à Opwijk. Le président du VB, Tom Van Grieken, a reçu la presse mercredi avec l’intéressé. "L’objectif est de coaliser les forces radicales flamandes", a-t-il dit en espérant pouvoir "rompre" le cordon sanitaire. "C’est aussi l’occasion de montrer que Forza Flandria, potentiel rassemblement des nationalistes conservateurs flamands est toujours vivant". Aussi, Dries Van Langenhove ira aux élections comme… candidat indépendant.

Toujours pas entendu par la justice

Et il pourra imposer ses propres accents à la campagne. Sous des dehors de gendre idéal, il jouit d’une réelle sympathie dans les milieux flamingants. Chroniqueur de l’hebdomadaire ‘T Pallieterke, il y distille ses messages hyper-identitaires. Dries Van Langenhove a vu sa popularité accrue par un reportage de Pano (VRT) qui a montré le vrai visage de son mouvement : propre sur lui et en veston-cravate sur la scène publique, mais nettement moins fréquentable après la lecture d’un groupe privé de discussion sur Facebook où s’étalaient des propos racistes, allant jusqu’à l’apologie du nazisme. À ce jour, il n’a cependant pas encore été entendu par la justice. Van Langenhove, qui a organisé les marches contre le pacte de Marrakech à Bruxelles et de soutien au Belang à Ninove, veut lancer un nouveau média "pour faire contrepoids aux médias de gauche". Mais il entend surtout s’attaquer à Theo Francken qui, selon lui, "a laissé entrer en Belgique des centaines de milliers de migrants".