Politique belge

Le CD&V veut dans les cinq ans de la prochaine législature réduire de six milliards d'euros les impôts pour les travailleurs et les employeurs, indique-t-il dans son plan socio-économique baptisé "plan 3D" qu'il a présenté vendredi et destiné tant aux niveaux fédéral que régional. "Nous pouvons ainsi créer 224.000 emplois d'ici 2019", a assuré le ministre-président flamand, Kris Peeters, en parlant d'un calcul "conservatif".

M. Peeters et d'autres poids lourds du parti ont multiplié au cours des dernières semaines les visites à des entreprises, à des écoles et à des organisations dans toutes les provinces flamandes. Ce qui a permis aux chrétiens-démocrates de distiller le contenu du programme socio-économique qu'ils comptent mettre en oeuvre après les élections du 25 mai.

Ils l'ont coulé dans ce plan 3D (pour Duidelijkheid, Duurzaamheid en Doelgerichtheid, en français, clarté, durabilité et ciblage).

Le C&V souhaite ainsi libérer trois milliards d'euros pour réduire la fiscalité et autant pour assurer la réduction des charges sur le travail. La Belgique doit en 2019 avoir des coûts du travail inférieurs à ceux des pays voisins, estime le parti, qui plaide pour le maintien au même niveau de la déductibilité des intérêts notionnels au cours des cinq prochaines années.

Le CD&V préconise d'investir davantage dans l'enseignement (1,3 milliard d'euros), le bien-être (450 millions) en une attribution complète des enveloppes liées à la prospérité (1,8 milliard).

Ces montants doivent provenir d'économies réalisées tant aux niveaux fédéral que régional (près de dix milliards d'euros), d'une harmonisation de la TVA et d'une hausse des accises sur le diesel (trois milliards) ainsi que par de "plus petites mesures", comme une nouvelle hausse des taxes sur le tabac (300 millions).

Les chrétiens-démocrates se refusent à envisager un gel nominal des dépenses publiques à leur niveau actuel, comme le propose les nationalistes de la N-VA pour éviter une baisse du niveau des pensions.