Politique belge Décidément, la défaite aux élections laisse des traces au CDH.

Si le parti a décidé de retenir le message envoyé par les électeurs en ne prenant part à aucune majorité aux différents niveaux de pouvoir, une légère tension est apparue entre l'actuel président Maxime Prévot et Joëlle Milquet.

L'ex-présidente du CDH a en effet déclaré à nos confrères du Soir ce week-end que la décision de Benoît Lutgen en juin 2017 de laisser tomber le PS pour former une nouvelle majorité avec le MR au gouvernement wallon expliquait en partie les mauvais résultats du dernier scrutin. "Le 19 juin est une grave erreur historique, à oublier au plus vite ! Et qui, notamment, explique la situation actuelle. Je ne vais pas revenir là-dessus. Mais on ne peut jamais trahir. C’est essentiel, même si on pense qu’on a fait une erreur. Une parole est une parole. Moi je n’ai jamais trahi un accord, dans ma vie personnelle comme professionnelle", confie ainsi à nos confrères Joëlle Milquet.

Une intervention qui a fait "tiquer" le président du CDH Maxime Prévot. Celui-ci a réagi dans l'émission de Pascal Vrebos sur RTL: "Je trouve sa sortie peu appropriée parce qu'on n'est pas actuellement en train de devoir faire tomber des têtes. D'ailleurs je n'estime pas ça une traîtrise d’utiliser les mécanismes prévus par la loi. Quand Elio Di Rupo change de majorité à Mons pour dégager Georges-Louis Bouchez, personne ne considère qu’il est un traître. Il utilise les leviers permis par la loi. Nous, le CDH, avons fait la même chose dans un contexte d’indignation très forte suite à la succession des affaires qui entouraient le PS et pour lesquelles il y avait un sursaut citoyen qui était attendu de la part de la population".

Et Maxime Prévot d'ajouter: "Cette décision, si elle a été proposée par Benoît Lutgen, elle a été collectivement validée et assumée, en ce compris par Joëlle Milquet".