Politique belge A la différence de qui s'est passé dans d'autres pays européens, les partis belges ont pu accoucher d'un accord sur le budget qui soutient la croissance et protège les salaires, a expliqué samedi la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx à l'issue de la négociation.

"Par rapport aux autres pays européens, nous soutenons la croissance, nous protégeons l'index et les salaires, les revenus des pensionnés, la consommation en ne touchant pas à la TVA", a-t-elle souligné.

Selon la négociatrice socialiste, après la hausse du taux des obligation belges et la dégradation de la notation financière du pays, les négociateurs ont pu répondre aux inquiétudes qui se sont exprimées.

"Aujourd'hui, nous avons pu répondre aux inquiétudes en répondant au Pacte de stabilité européen. Le déficit budgétaire se situera en-dessous de 3 pc, c'est-à-dire en dessous des autres pays européens", a-t-elle fait remarquer.

Cet accord sur le budget est le fruit d'un consensus qu'il a fallu trouver entre six partis. La dernière phase de négociations s'est caractérisée par une grande tension entre le PS et l'Open Vld.

"C'est un budget de compromis. On a essayé d'avoir un budget en satisfaisant les uns et les autres mais il n'y aurait pas eu d'accord si tout le monde n'avait pas mis de l'eau dans son vin", a-t-elle ajouté.

Mme Onkelinx a rappelé qu'il s'agissait du budget le plus difficile à boucler depuis la Seconde Guerre mondiale. "Des efforts importants vont être demandés. Mais c'est un budget juste qui fait également contribuer davantage ceux qui ont le plus de moyens".

La FGTB s'est manifestée à plusieurs reprises pour mettre en garde le PS contre le reniement de ses engagements.

"Face à un budget aussi difficile, il est normal qu'il y ait des critiques. Je comprends que des inquiétudes s'expriment sur le terrain mais c'était une condition sine qua non pour sauver la sécurité sociale et le modèle social belge. Je suis prête à l'expliquer à qui veut".