Politique belge

L’unique candidat (jusqu’à présent) à la présidence du Vlaams Belang, le jeune député flamand de 28 ans, Tom Van Grieken (photo), veut débarrasser le parti de l’image d’extrême droite qui lui colle à la peau, a-t-il expliqué mardi. "Je veux débarrasser le Vlaams Belang de son étiquette d’extrême droite grâce à de nouvelles personnes, un nouveau style et de nouveaux thèmes", a-t-il déclaré. "Nous sommes radicaux mais pas marginaux. Je veux aussi que l’on parle de socio-économique, d’enseignement et de famille." 

Le 20 septembre, le conseil de parti du VB proposera au congrès un candidat à la succession de Gerolf Annemans qui n’a pas souhaité se représenter après la débâcle électorale du 25 mai. La cheffe de groupe à la Chambre, Barbara Pas, était pressentie mais elle a décliné l’offre. Cette volonté du VB de s’écarter d’une ligne particulièrement musclée, et c’est un euphémisme, aboutira-t-elle à ce que la NV-A soit le seul parti d’extrême droite de Flandre ? La NV-A, d’extrême droite ? On entend d’ici les cris d’orfraie dans le landerneau flamand. C’est pourtant, le terme qu’a employé, dans une interview à "L’Echo", l’ancien journaliste du "Standaard" Guido Fonteyne. Pour ce fin observateur de la chose politique, la NV-A est un parti d’extrême droite sur le plan social (il y a l’élite et puis les autres) et sur le plan économique (on supprime les subsides, on limite les allocations de chômage dans le temps), etc. "Ces gens font une différence entre l’élite et le reste du peuple. On voit déjà la politique du gouvernement flamand qui veut augmenter le prix des écoles. C’est la grande idée de Thatcher."