Politique belge

"Pour le PS, à Bruxelles, ce ne sera jamais avec la N-VA", a affirmé mardi soir le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, devant une assemblée générale ouverte des militants socialistes organisée par la section PS de la Ville de Bruxelles. 

Plusieurs centaines de personnes ont pris part à ce rassemblement de mise en jambes en vue des échéances électorales de mai prochain. Outre M. Vervoort, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close, et le chef de file des socialistes à la Chambre Ahmed Laaouej y ont pris la parole

Avaient pris place aux premiers rangs des militants, notamment, la présidente de la Fédération bruxelloise du parti, Laurette Onkelinx, la secrétaire d'Etat bruxelloise, Fadila Laanan et l'échevine socialiste de la Ville, Faouzia Hariche, ainsi que quelques autres mandataires. Jugeant "profondément inacceptable", dans le débat politique actuel, "une forme de cynisme qui fait en sorte que l'humain devient, dans l'esprit de certains, une sorte de variable d'ajustement", M. Vervoort a voulu être clair. 

"J'entends parfois certains de mes camarades dire 'oh, la N-VA, on verra bien'... Non, pour nous, ici à Bruxelles, c'est clair, ce ne sera jamais avec la N-VA", a-t-il martelé. Pour Rudi Vervoort, le principe de la solidarité doit se décliner dans chaque politique que le PS porte. Plus largement, boostés par la poussée dans ce sens par les résultats des dernières élections communales dans la capitale, les trois orateurs n'ont pas caché leur préférence pour un projet "le plus progressiste possible" après les élections régionale et fédérale de mai prochain. 

Ahmed Laaouej s'est montré très critique sur l'attitude du MR et, selon lui, les "accointances" de celui-ci avec l'extrême droite. Il s'en est pris au ministre des Affaires Etrangères et de la Défense, Didier Reynders, qu'il a jugé encore très proche de la N-VA, malgré la démission des membres de la formation nationaliste du gouvernement.