Politique belge

La main est au Parlement. Le gouvernement Michel, démissionnaire et minoritaire depuis le départ de la N-VA, doit se contenter d’expédier les affaires courantes et n’a dès lors plus la capacité d’insuffler de nouvelles politiques.

Cela revient-il à dire que la Belgique politique sera en léthargie durant quatre mois et demi (dont trois mois d’activité parlementaire réelle) jusqu’aux élections du 26 mai ? Tous les partis démocratiques disent que ce n’est pas leur souhait. Une conférence des présidents de la Chambre (la réunion des chefs des groupes politiques) est prévue ce mardi midi pour examiner la question.

Lundi, tard dans la soirée, le président de la Chambre, Siegfried Bracke (N-VA), a envoyé un courriel aux chefs de groupe pour leur proposer de les voir lors d’entretiens bilatéraux afin de déterminer le travail législatif que “peut faire la Chambre” au cours des “trois mois à venir”. “Je voudrais démarrer mercredi matin”, écrit-il. Cette proposition sera abordée lors de la conférence des présidents.