Politique belge

La paralysie politique est inadmissible cette année, ont martelé lundi les responsables de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) à l'occasion de la présentation à la presse du mémorandum électoral. 

La fédération patronale y évoque toute une série de propositions offrant, selon elle, des réponses concrètes à plusieurs questions sociales, défis économiques, menaces écologiques et problèmes de gouvernance. Pointant le nombre important de postes vacants non pourvus et un taux d'emploi médiocre de 70,1%, le patronat plaide pour une meilleure adéquation sur le marché du travail. Elle propose de combiner à l'échelon fédéral une limitation des allocations de chômage dans le temps avec, à l'échelon régional, une solide politique d'accompagnement.

En matière de compétitivité, la FEB reconnaît le travail du gouvernement Michel qui a permis de faire passer le handicap salarial absolu de près de 17% en 2013 à 11% en 2018. "Nous préconisons le même effort, à savoir une nouvelle baisse de ce handicap de 6 points de pour-cent afin de tomber à 5% d'ici la fin de la prochain législature."

Des propositions sont également faites pour alléger la charge fiscale des entreprises, passant notamment par une réduction de toutes les cotisations ONSS patronales de 25 à 20%. L'impôt des sociétés doit connaître une baisse similaire d'ici 2024, réclame la FEB. Celle-ci compte sur les effets retours pour financer de telles mesures. Le nombre de personnes actives va en effet augmenter. Des mesures d'efficacité des autorités doivent aussi compenser des impôts plus faibles.

Toujours dans son memorandum, la FEB demande au prochain gouvernement, "idéalement", de supprimer le mécanisme d'indexation automatique des salaires. "Nous sommes le seul pays où cela existe", affirme Pieter Timmermans, administrateur délégué de la FEB. L'organisation propose dans ce cas d'intégrer la discussion relative à la compensation de l'inflation à la concertation sociale.