Politique belge

L’écrivain Vincent Engel et l’une des chevilles ouvrières du mouvement E-change Edoardo Traversa (photo) lancent ce mercredi un défi aux partis politiques belges: écrire une histoire dans laquelle ils décrivent le monde qu’ils imaginent et qui fasse rêver les Belges avant les élections fédérales et européennes du 26 mai prochain.

« Une vraie fiction, avec une intrigue, des personnages, un élément déclencheur, un climax... », demandent les deux initiateurs du projet. Ceux-ci espèrent, si le succès est au rendez-vous, présenter les textes lors d’un événement public ou sur une plateforme internet.

Pour eux, il est temps de renouer avec l’imagination et la narration pour redonner du tonus à la politique et à la chose publique. «Le discours de la politique s’est petit à petit mué en communication, en petites phrases plus ou moins assassines, en slogans plus ou moins éculés », constatent-ils dans l’appel. « Un discours que de plus en plus de gens perçoivent comme un tissu troué de mensonges, un écran de fumée. Du ‘blabla’. Un discours qui joue sur nos peurs, nos frustrations, nos réflexes de repli et qui nous empêche d’imaginer l’avenir ».

Concrètement, l’appel s’adresse aux partis tant flamands que francophones. Et ce qui leur est demandé est de rédiger, avant le 7 avril, un texte entre 5 et 10 pages maximum.

« Tout le monde s’attend à ce que chaque parti, durant la campagne qui s’ouvre, présente un programme, fasse des promesses, tente de discréditer ses adversaires et d’attirer les indécis. Mais personne ne s’attend à ce que les partis fassent rêver, ou au moins imaginer. Aucun de nous ne s’attend à ce que les partis proposent un récit mobilisateur qui nous donnera envie de nous retrousser les manches...», estiment Vincent Engel et Edoardo Traversa.

L’appel est ouvert à d’autres signataires, vous pouvez le rejoindre en cliquant ici.