Sciences - Santé

Les longs couloirs aux portes largement ouvertes de l'hôpital UZ Brussel, à Jette, sont configurés pour faciliter la déambulation et l'accès aux différents départements. L'un de ces services est cependant plus discret que les autres. Au laboratoire d'andrologie, les portes vitrées sont si opaques qu'il est impossible de distinguer qui patiente ou discute à l'accueil. Et pour cause, c'est là que se présentent les donneurs de sperme, dont l'anonymat est régi par la loi.

Tout homme âgé de 18 à 44 ans et ne rencontrant aucun problème de santé peut s'y rendre. Pour être sélectionné, il devra passer trois examens. Le premier sert à vérifier que la semence résiste bien à la décongélation et aux manipulations d'usage. Le deuxième consiste à analyser le sperme, le sang et l'urine pour dépister d'éventuelles maladies et réaliser des tests génétiques. Enfin, la dernière étape est une consultation avec un médecin. Si tous les feux sont au vert, l'individu est accepté comme donneur. Il peut alors se présenter quand bon lui semble, week-ends compris, pour fournir un échantillon.

"Lorsqu'il arrive à l'accueil, le donneur reçoit un petit pot puis il se retire dans l'une des pièces prévues pour se masturber", décrit Ivo Pletincx, expert au laboratoire de reproduction assistée. Le local est sommaire...


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