Sciences - Santé

Ce jeudi 30 mai est la Journée mondiale de la sclérose en plaques. Cette maladie inflammatoire, qui attaque le système nerveux central, touche près de 12. 000 personnes en Belgique, surtout des jeunes femmes. Les cliniques Saint-Luc étudient les bienfaits d’une activité physique régulière pour lutter contre la fatigue, qui touche 80 % des patients.

"Ah, la vache… Je vais bien dormir ce soir ! " Alessandro titube très légèrement au moment de quitter l’engin (de torture) auquel il vient de se soumettre pendant quelques minutes sous les conseils de deux jeunes kinésithérapeutes, en charge du projet "Cap sur le sport" mis sur pied par les cliniques universitaires Saint-Luc. Dans la salle de fitness du centre sportif Mounier, qui jouxte l’hôpital, quelques personnes s’appliquent à leurs exercices sur les divers appareillages : tapis de marche, station de musculation, haltères, stepper… Chacun à son rythme. Selon la pathologie neurologique dont il souffre : sclérose en plaques (SEP), mais aussi lésions à la suite d’un AVC, Parkinson, accidenté paraplégique…

Alessandro, aujourd’hui âgé de 44 ans, avait 33 ans lorsqu’il a reçu son diagnostic de sclérose en plaques. "Pendant une dizaine d’années, ça a été un peu avec des soubresauts, nous dit-il. Jusqu’au moment où, vers 2012, j’ai fait une grosse poussée. J’ai alors perdu toute une partie de sensibilité et de motricité dans la main. Les examens ont montré l’existence de lésions supplémentaires, nécessitant un traitement par injection. En 2015, j’ai dû commencer un nouveau traitement, plus lourd suite à deux nouvelles grosses poussées. Depuis lors, je n’ai plus fait de rechute."

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