Sciences - Santé

Des scientifiques britanniques ont reçu l’autorisation d’altérer l’ADN d’embryons, grâce à la technique des "ciseaux génétiques". Ce nouvel outil révolutionnaire qui corrige l’ADN crée la controverse au sein du monde scientifique. Le "Crispr-Cas9" a de nombreux avantages thérapeutiques, mais suscite aussi pas mal de craintes éthiques.



Les "ciseaux de l’ADN" utilisés sur les embryons

Traiter le cancer, faire renaître le vieux rêve de transplanter des organes animaux vers les êtres humains, ou même créer "l’homme amélioré". La nouvelle technique dites "des ciseaux génétiques" donne lieu aux rêves, craintes ou fantasmes les plus débridés. Mais les chercheurs font de plus en plus recours à cette technique "Crispr-Cas9" de son vrai nom. Dernier en date : en Grande-Bretagne, où des scientifiques ont reçu lundi l’autorisation pour utiliser cette technique sur des embryons humains. Cet outil permet de cibler les gènes défaillants dans l’ADN afin de les neutraliser plus précisément. La technique figurait en bonne place dans l’épisode "Sciences" de notre série "Ces acteurs qui feront 2016" (lire LLB 2 janvier).

Fausses couches

En Grande-Bretagne, la demande doit étudier les gènes en jeu lors du développement des cellules qui vont ensuite former le placenta, pour essayer de déterminer pourquoi certaines femmes font des fausses couches. "Nous avons approuvé la demande du docteur Kathy Niakan de l’Institut Francis Crick (de Londres) d’ajouter la possibilité de manipuler des embryons (humains) à son autorisation de recherche", a annoncé la HFEA, l’autorité britannique de la fertilisation humaine et de l’embryologie. Dans ce cas précis, Crispr-Cas9 serait mis en œuvre sur l’embryon au stade de la première cellule (premier jour), et sa croissance serait stoppée au bout d’une semaine, quand il compte 250 cellules.

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