Sciences - Santé

"Ce que je voudrais, c’est juste que vous vous amusiez. Peu importe que vous soyez ou non dans le rythme. Allez, c’est parti !" Professeur de danse-thérapie, Aline Schurgers envoie la musique - folklorique et très entraînante en l’occurrence - et rejoint aussitôt la ronde de ses danseurs, prenant par la main deux d’entre eux.

Ce jeudi en fin d’après-midi, il y a Marie-Paule, Marcella, Armelle, Bernadette, Anthony, Daniel et Marcel. Du "bon" quinqua à la septuagénaire, en passant par une majorité de sexagénaires, tous atteints de la maladie de Parkinson. Pieds nus ou en chaussettes, sur le tapis plain de cette salle du centre de Bruxelles, ils emboîtent le pas, plus ou moins assuré selon les cas. On perçoit un léger tremblement d’une main, certaines raideurs chez les uns, alors que d’autres prennent un manifeste plaisir à des déhanchés du plus bel effet et d’amples mouvements de bras, gracieux jusqu’au bout des doigts.

On s’applique, mais on sourit la plupart du temps. Souvent même, on rigole ; surtout quand on se trompe de sens ou de mouvement. Et alors, on se lance une affectueuse petite réflexion.

Il faut dire que la jeune prof de danse-thérapie a l’art de mettre ses élèves à l’aise. "Youhooo, hey ! Cinq pas vers la gauche, cinq à droite ; trois pas en avant, trois pas en arrière. Concentrez-vous sur vos pieds. […] N’oubliez pas d’onduler la colonne. Amusez-vous. Détachez-vous du rythme. Ça va pour tout le monde ? Marie-Paule, c’est O.K. pour toi ? Cool. Allez, on danse en couple, maintenant !"

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