Sciences - Santé Les vapoteurs montent au créneau devant un arrêté assimilant le vapotage au tabac.

La cigarette électronique est entrée dans les mœurs. Pour de nombreux Belges, cette alternative à la cigarette leur permet d’arrêter progressivement. Quelque 10 % des Belges l’auraient déjà testée et 150.000 l’utiliseraient quotidiennement .

Le nouvel arrêté royal, publié au Moniteur , qui devrait entrer en vigueur le 17 janvier 2017 fait grincer des dents. Du côté des vapoteurs, c’est l’incompréhension. Le 17 janvier, " ce sera l’apocalypse ", déplorent des vapoteurs.

Selon l’Union belge des vapoteurs (UBV), cet arrêté "assimilant le vapotage au tabac est un non-sens et un danger pour des milliers de fumeurs et pour les vapoteurs qui étaient sortis du tabac grâce à cet outil."

Cela concerne des limitations de quantité, essentiellement ( comme "les cartouches et réservoirs n’excèdent pas 2 millilitres"), "le liquide contenant de la nicotine ne contient pas de nicotine au-delà de 20 milligrammes par millilitre."

Des avertissements sanitaires, écrits en toutes lettres, devront également figurer clairement sur les emballages contenant la e-cigarette et ses recharges. Ce sera le cas pour "la nicotine contenue dans ce produit qui crée une forte dépendance. Son utilisation par les non-fumeurs n’est pas recommandée".

Recours

Jan Eyckmans, porte-parole du SPF Santé, confirme : "Cela entrera en vigueur dès le 17 janvier, comme prévu. Actuellement, il y a un recours au Conseil d’Etat. Ce sera traité le 13 décembre. Si on gagne, la date sera maintenue au 17 janvier. Si on perd, ce sera reporté." L’objectif du ministère de la Santé n’est pas une intention dissimulée de l’interdire à long terme, même si "nous restons prudents et vigilants".

À ceux qui affirment que la cigarette électronique était l’unique moyen de se lancer dans un sevrage tabagique, les experts rétorquent qu’il y a un large panel d’alternatives. "Il y en a énormément" , poursuit Jan Eyckmans. "Il n’y a jamais eu autant de moyens déployés pour arrêter la dépendance à la cigarette. Il y a des solutions simples comme les patchs par exemple. La ligne Tabac-Stop est un soutien, comme le remboursement des visites chez le tabacologue."