Sciences - Santé

L’expérience est étonnante. Carrément déroutante, même. On vous fait asseoir face à un écran et une caméra 3D, la main gauche posée sur une table et le bras droit ballant. Par exemple. Sur l’écran qui diffuse instantanément l’image, vous apparaissez - curieusement - les deux bras attablés en parfaite symétrie. Et lorsque bouge le bras gauche, à votre demande, voilà que se lève aussitôt le droit, sur écran, alors qu’en réalité, il est bel et bien resté immobile. Ballant. Non, vous n’avez pas rêvé.

Mais quel peut bien être l’intérêt de cet exercice ? Il s’agit en fait d’une thérapie pour patients atteints de douleurs neuropathiques (picotements, fourmillements, sensations de brûlures…), les plus connues d’entre elles étant les douleurs fantômes endurées par les personnes amputées. Un autre cas de figure est le syndrome douloureux régional complexe. "L’origine de ces douleurs vient directement du cerveau. Des études récentes ont en effet montré le rôle crucial du système nerveux central dans ces pathologies et tendent à montrer le lien avec la plasticité de ce dernier", nous explique Benoît Penelle, ingénieur en polytech, chercheur au laboratoire Lisa (Laboratories of Image, signal processing and acoustics) à l’ULB. Et dont la recherche se focalise sur la mise en place de systèmes de réalité virtuelle d’aide à la réalisation et à l’évaluation d’exercices physiques exécutés dans le cadre de traitements de rééducation fonctionnelle.

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