Sciences - Santé

Environ 30% des étudiants européens en médecine n'ont pas de cours sur les vaccins durant leur cursus, ressort-il d'une enquête menée par des étudiants en médecine de l'université d'Anvers.

"C'est inquiétant", constate un professeur de l'UAnvers, "car les futurs médecins joueront un rôle important à l'avenir dans la lutte contre les mouvements anti-vaccination". Emile Dierckx et Fien De Laet, deux étudiants en médecine anversois et membres de l'EMSA, un réseau européen d'étudiants en médecine, ont mené cette enquête auprès de 362 étudiants de toute l'Europe. 

Selon une première analyse des résultats, il apparaît que 29,1% des répondants ne se voient pas dispenser un cours sur les vaccins. En Belgique, il ne s'agit que de 5%, contre 39% en France et 43% en Lettonie.

Un constat inquiétant, car selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les mouvements anti-vaccinations représentent l'une des 10 plus importantes menaces pour la santé. 

"Et on le voit aussi en Europe", avertit Pierre Van Damme, de l'université d'Anvers. "C'est le résultat de programmes de vaccination moins méticuleux, combinés à une remise en question des vaccins." Selon le professeur, les futurs acteurs du secteur de la santé ont un rôle important à jouer contre ces remises en question. "Ils doivent pouvoir répondre du tac au tac aux questions des parents sur les vaccins. Une formation adéquate et qualitative est naturellement indispensable."

Selon les étudiants à l'origine de l'enquête, leurs collègues interrogés sont demandeurs d'en apprendre davantage au sujet des vaccins, "afin de pouvoir réagir de manière adéquate".