Sciences - Santé Les conditions de travail du médecin assistant candidat spécialiste paraissent parfois inhumaines. Jusqu’à mettre la santé du patient en danger ? Entretien avec une jeune assistante en troisième année de formation aux urgences.

C’est les vacances !" Voilà comment ce jeune médecin assistant candidat spécialiste (MACS) en première année de formation en chirurgie, parle du stage qu’il vient de commencer au service des urgences d’un grand hôpital de la capitale. Les vacances ? "Oui, je ne preste plus que 60 heures par semaine en moyenne alors que, le stage précédent, j’en étais souvent à 80, parfois 85 heures".

Question : comment, bien que dans la force de l’âge, en travaillant 85 heures par semaine - certains parlent même de 100 heures -, peut-on encore être apte au travail, à poser un diagnostic, à réaliser un acte médical ? Ne risque-t-on pas, dans de telles conditions, de mettre la vie du patient en danger ?

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