Sciences - Santé C’est une évidence, rares sont les jeunes qui peuvent se passer quelque temps de leur portable. Un souci, pour les parents, s’ils ne sont pas addicts eux-mêmes. Voici quelques pistes d’un thérapeute pour s’en sortir.

Etre addict à son smartphone pourrait bien avoir un impact négatif sur les résultats scolaires. C’est ce qui est ressorti d’une étude conjointe de l’UGent et de l’UAntwerpen. Menée auprès de 696 étudiants de première année, l’enquête visait à mettre en évidence un lien éventuel entre les résultats obtenus aux examens et l’utilisation plus ou moins intensive du smartphone.

Conclusion : les participants ayant un usage au-dessus de la moyenne affichaient approximativement 1,1 point de moins sur 20 à leurs examens que les étudiants ayant une utilisation moins intensive que la moyenne de leur téléphone. Même constat au niveau des échecs : les accros au smartphone ont réussi 60,6 % de leurs examens, contre 68,9 % pour les moins assidus. En moyenne, les élèves sondés contrôlent leur GSM trois à cinq fois par cours et plus de deux fois par heure lorsqu’ils étudient.

"Des recherches antérieures ont montré que les étudiants considèrent leur smartphone davantage comme une source de divertissement plutôt que comme un outil de travail. Le désir d’utiliser son smartphone pour ne rien manquer de ce qui passe en ligne et interagir avec tout le monde (‘fear of missing out’) mène en outre à un manque de concentration dans ses études. Par ailleurs, le passage constant entre l’étude et le smartphone peut entraîner une surcharge cognitive et une inefficacité", explique le doctorant Simon Amez, de l’UAntwerpen.L. D. (D’après Belga)

Comme s’ils avaient un smartphone greffé à la main, vos jeunes vous exaspèrent ? Voici quelques trucs à leur suggérer pour limiter cet "usage excessif". "On ne parlera en effet d’addiction ou de dépendance qu’à partir du moment où l’on est complètement coupé de la réalité autre que celle du smartphone et où l’on éprouve des sensations de manque en l’absence de son téléphone, au point de faire monter la colère, l’agressivité, la dépression…, nous précise Serge Minet, thérapeute clinicien, spécialisé dans la dépendance aux jeux. On pourra parler d’addiction éventuellement après un an d’observation de l’accumulation de ces divers symptômes."

1 Commencez par analyser votre propre attitude avec le portable.

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