Sciences - Santé En Wallonie, 9 % des ménages ont été confrontés à cette réalité en 2013.

Médecins, médicaments, séjours en institutions et autres accessoires de soins pèsent lourd dans le budget des familles belges. Pour leur santé, les ménages ont dépensé en moyenne 108 € par mois en 2013, selon le 3e rapport de l’Enquête de santé réalisée par l’Institut scientifique de santé publique (ISP). Ce montant varie en fonction du type de ménage : de 69 € en moyenne pour une personne à 166 € pour un couple avec enfant, expliquent nos confrères de la DH.

"Les ménages dépensent un peu moins que lors des enquêtes précédentes. Mais cette baisse n’est pas représentative dans la mesure où la composition des ménages a beaucoup évolué : au sein d’un ménage, les personnes sont par exemple moins nombreuses", commente Stefaan Demarest, responsable de l’enquête à l’ISP.

Une partie du montant dépensé par les ménages est ensuite remboursée par la mutuelle. Mais cette aide n’est pas toujours suffisante, selon les Belges : 31 % des ménages wallons indiquent que les dépenses en soins de santé sont (très) difficiles à intégrer dans le budget familial disponible. Cette proportion s’élève à 36 % pour les Bruxellois !

À cause des prix élevés pratiqués dans le secteur, certains renoncent même à se soigner : en Région bruxelloise, 22 % des ménages sont confrontés à cette réalité, soit plus d’un sur 5. "Il y a de nombreux ménages qui ont de très bas revenus et un faible taux d’éducation dans la capitale", analyse Stefaan Demarest. Selon l’expert, le nombre important de nouveaux Belges à Bruxelles pourrait également avoir un effet sur ces chiffres. "Ils ne connaissent pas très bien le système de soins et donc ont des difficultés pour pouvoir avoir accès aux remboursements."

En Wallonie, moins de ménages renoncent aux soins : 9 % avouent avoir été contraints de repousser un rendez-vous ou un traitement pour des raisons financières. "Cette proportion a baissé en comparaison aux derniers rapports. La différence avec la Flandre et la Wallonie n’est plus aussi importante qu’auparavant. Il y a une tendance à la convergence entre ces deux Régions", conclut le responsable de l’enquête.