Au 14, rue Belliard, il y a très peu de lumière. Plus de 7 000 végétaux sont plantés dont 150 espèces différentes. Berbéris, spirées et cotonéasters, notamment. Chaque espèce compte 50 spécimens. La densité est de 30 plantes par m², le tout sur une surface de près de 600 m². Une des plus vastes surfaces jamais réalisées par P. Blanc.

Bonne connaissance des plantes. Le choix des végétaux tient compte avant tout de leurs exigences et des conditions climatiques. Les situations sont toujours difficiles : beaucoup trop ou pas assez de lumière, exposition au vent, à la chaleur ou au froid. La forêt tropicale n’est pas toujours adaptable chez nous. Sont mêlés avec un rien d’exubérance, vivaces et arbustes : Vinca, Sedum, Lamium, Liriope, Heuchera, Geranium, Euphorbia, Dianthus, Campanula et Abelia, Berberis, Buddleja, Cotoneaster, Euonymus, Lonicera, Philadelphus Les plantes montagnardes ou épiphytes peu gourmandes en eau et les couvre-sol préservant le feutre végétal d’une éventuelle évaporation sont privilégiés.

Isolation thermique et phonique et dépollution. L’épaisseur totale de la structure fait environ 40 cm. Le coussin d’air entre le mur de façade et le cadre métallique assure une isolation contre le froid en hiver et la chaleur en été, entraînant moins de chauffage et de climatisation. Ce vide protège la façade des intempéries et crée un espace infranchissable pour les racines. Il est établi que les plantes ont une activité dépolluante vis-à-vis des gaz toxiques. De par la photosynthèse, mais aussi de par l’absorption par leurs racines des particules polluantes retenues par les micro-organismes et la microflore vivant spontanément sur le feutre.

Entretien. Il faut 2 à 3 ans pour qu’un mur végétal connaisse son rythme de croisière. Son entretien est réduit. Heureusement pour le jardinier qui devient ici funambule. Au 14, rue Belliard, Quentin Halot, le spécialiste de ce type nouveau de jardinage (GSM : 0475.63.38.18), se glisse doucement le long de la structure à l’aide d’une nacelle. Sécateur dans une poche, agrafeuse dans l’autre, il ajoute une plante par-ci ou répare le feutre par-là. Une taille annuelle des arbustes suffit. Les mauvaises herbes sont très peu présentes. P. Blanc donne une durée de vie d’environ 30 ans au mur végétal.