"Le Soleil a un effet sur toute une région que l’on appelle l’héliosphère et qui englobe la majorité des planètes. On pense que les vents solaires, à l’origine des aurores polaires, changent de composition et de vitesse en s’éloignant dans l’espace", explique Pierre Rochus, directeur scientifique au Centre Spatial de Liège (ULg). Il est donc important de se rapprocher de notre étoile pour comprendre l’origine de ce phénomène qui peut avoir des conséquences sur Terre.

Le chercheur est engagé dans la mission Solar Orbiter de l’Esa (Agence spatiale européenne) qui devrait envoyer, à l’horizon 2017, un satellite sur une orbite elliptique autour de notre étoile.

Au plus près, la sonde passera à environ 45 millions de kilomètres du Soleil, soit moins que Mercure. Son orbite permettra aux scientifiques d’avoir un point de vue privilégié sur l’ensemble de la couronne solaire y compris les hautes latitudes.

Ils pourront ainsi étudier les mécanismes de nombreux phénomènes solaires.

S’il s’agit surtout de recherche fondamentale, la mission devrait tout de même permettre d’affiner les modèles de prévisions actuels en matière de météorologie spatiale, espère le scientifique.

Il est essentiel de développer ce domaine non seulement pour la Terre "mais encore plus si on rêve d’aller un jour sur Mars". Il poursuit : "Sur Terre, nous sommes protégés par le champ magnétique, ce n’est pas le cas dans l’espace. On ne peut pas se permettre d’envoyer des gens pendant une période d’activité solaire."