Cancer du sein

Nouvel espoir grâce à un dérivé de l’éponge de mer

Un agent dérivé d’une éponge de mer permet de prolonger la vie de femmes atteintes d’un cancer localisé du sein récurrent ou métastasé et faisant l’objet d’un traitement lourd à l’aide de thérapies classiques, selon un essai clinique présenté dimanche dernier, dans le cadre la 46e conférence annuelle de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) réunie ce week-end à Chicago. Ce composant synthétique, appelé Eribulin mesylate, imite celui trouvé naturellement dans les éponges et empêche la division cellulaire, ce qui conduit les cellules à s’autodétruire, une forme de suicide cellulaire. Cet essai clinique international baptisé EMBRACE est le premier à comparer les effets de l’Eribulin avec le traitement classique pour combattre un cancer du sein localisé mais récurrent ou ayant déjà fait des métastases. Les 762 participantes à cet essai clinique avaient déjà été soumises, en moyenne, à quatre traitements de chimiothérapie. "Ces résultats sont prometteurs car jusqu’à maintenant, il n’existait aucun traitement standard pour les patientes atteintes d’un cancer du sein aussi avancé et pour celles ayant épuisé toutes les thérapies connues", a expliqué le Dr Christopher Twelves, professeur de pharmacologie clinique du cancer à l’Institut de médecine moléculaire de l’Université de Leeds au Royaume-Uni, principal auteur de cette étude. "Ces données pourraient établir l’Eribulin comme une nouvelle possibilité de traitement efficace pour ces malades", a-t-il plaidé en présentant l’essai clinique. (Belga)