Enquête

La ménopause sous-diagnostiquée, donc sous-traitée ?

Négligée, sous-diagnostiquée et sous-traitée, la ménopause ? C’est ce que laisse penser une étude réalisée, en novembre 2009, par le bureau d’enquête InSites Consulting et présentée, mardi, dans le cadre du lancement d’un nouveau traitement hormonal de substitution de la firme Merck Serono. De ce sondage on line auquel ont participé 400 femmes âgées de 38 à 58 ans présentant des symptômes périménoposaux, il ressort en effet que seule une femme sur cinq avec les premiers symptômes de la ménopause a été diagnostiquée. Environ 30 % des femmes ayant les premiers symptômes déclarent elles-mêmes être en péri-ménopause (période qui précède la ménopause) et établissent leur propre diagnostic. Alors que l’on estime généralement que les trois-quarts des femmes souffrent des symptômes typiques liés aux changements hormonaux, le délai moyen entre l’apparition des premiers symptômes et l’établissement du diagnostic définitif par le médecin est de huit mois. Malgré les conséquences physiques, psychiques et relationnelles, que ce soit à court terme (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, fatigues et irritabilité ) comme à long terme (maladies cardio-vasculaires, ostéoporose et mortalité), 83 % des femmes interrogées dans le cadre de cette enquête ne suivent pas de traitement contre les symptômes incommodants. Or, toujours selon cette source, près de 8 femmes sur 10 qui suivant un traitement hormonal en seraient satisfaites. Le nouveau traitement à présent disponible présenterait au moins trois avantages, selon la firme : un dosage efficace et équilibré en œstradiol (1,5 mg/jour), un progestatif neutre et sûr ainsi qu’un schéma thérapeutique respectant le cycle naturel des femmes, soit 24 jours de traitement suivis d’une période de quatre jours sans traitement.