Nutrition

Des règles plus strictes pour l’étiquetage des aliments

Les étiquettes des denrées alimentaires devront désormais porter des mentions supplémentaires concernant notamment l’étiquetage nutritionnel, les allergènes ou l’origine des produits ou ingrédients, selon la nouvelle réglementation publiée mardi, indique le SPF Santé publique.

Ce nouveau règlement du Parlement européen fait suite à l’accord politique obtenu entre les Etats membres en juillet dernier. Une première adaptation des étiquettes des aliments concerne l’étiquetage nutritionnel. Celui-ci sera obligatoire à l’avenir pour la majorité des aliments préemballés.

Il s’agit de la déclaration de la valeur énergétique ainsi que des teneurs en graisses, acides gras saturés, hydrates de carbones, sucres, protéines et sel. Deuxièmement, les allergènes reçoivent une place proéminente sur les étiquettes. Ils doivent déjà être indiqués sur les aliments préemballés depuis plusieurs années, mais cette information devra à l’avenir se distinguer clairement du reste de la liste des ingrédients, par exemple au moyen de la couleur des caractères ou par une typographie différente.

Par ailleurs, la déclaration des allergènes deviendra également obligatoire pour les aliments non-préemballés, y compris ceux servis dans l’horeca. Les modalités pratiques doivent encore être fixées par les Etats membres.

La mention du pays d’origine sera également obligatoire pour les viandes de porc, de mouton, de chèvre et de volaille. Jusqu’à présent, cette mesure n’était limitée qu’à la viande de bœuf. Enfin, l’accent sera également mis sur la source des huiles et graisses végétales. Une période de transition de trois ans est prévue pour donner suffisamment de temps aux fabricants d’adapter les étiquettes de leurs produits. L’obligation de l’étiquetage nutritionnel entrera, quant à elle, en application dans cinq ans. (Belga)