Les Magritte, c’est ce 2 février. Mais vendredi, c’était les Machins, les petits prix du cinéma belge, "cousins un peu bâtards" des premiers destinés à récompenser "tout un pan de la profession resté dans l’ombre". Moins féroces que les Razzies américains ou que les Gégé français, les Machins c’est pour rire et faire plaisir, bien sûr, et ils ont été distribués entre cent éclats de rire à la Tentation, à Bruxelles, sous la présidence de Thomas Doret, plus tout à fait gamin et sans son vélo : à 16 ans, il est désormais en âge de traîner à des heures indues dans des débits de boissons

Au titre du plus grand réalisateur belge de tous les temps, Bernard Halut (1m94) a damé le pion à Matthieu Donck (1m92) et Vincent Lannoo (1m88) - c’était couru d’avance. Le Machindu bruit (ou Prix "ça croustille sous la dent) était très disputé entre la frite qui croustille de "La Tête la première" d’Amélie Van Elmbt, les rideaux qui grincent de "38 Témoins" de Lucas Belvaux, la mouche qui fait bzzzz de "Fils unique" de Miel Van Hoogenbemt et le lauréat, le feu qui crépite ("qu’on dirait des os qui craquent") dans "Le Grand Tour" de Jérôme Lemaire. Amélie Van Elmbt a pu se consoler avec le Machin du service public (Prix du film du dimanche soir) pour "sa romance parfois maladroite mais légère et pleine de rafraîchissantes prises de tête amoureuses qui risque bien de finir dans la case de 2h à 4h du matin sur la Trois, du coup on ne saura jamais s’ils kettent à la fin".

Quant au Machin de la N-VA ("ou comment alimenter le mythe du chômeur wallon"), il voyait s’affronter "Le Grand Tour" de Jérôme Lemaire, "Mobile Home" de François Pirot et "Torpedo" de Matthieu Donck - c’est le deuxième qui l’a emporté.

Samedi soir, on prend (presque) les mêmes et on recommence (pendant qu’ils cuvent).