Mammotest. Depuis le milieu des années 80, il existe un consensus européen sur l’utilité d’un programme de dépistage systématique par mammographie chez les femmes de 50 à 69 ans, pour autant que ce dépistage s’accompagne d’un dispositif d’assurance qualité. Comme la plupart de ses voisins, la Belgique a mis en place ce programme. Il propose tous les deux ans un examen radiographique des seins (appelé mammographie de dépistage ou Mammotest) aux femmes entre 50 et 69 ans inclus, domiciliées en Belgique et affiliées à l’une des 7 mutualités du système de sécurité sociale belge. Le coût de cet examen est pris en charge par l’Inami et par les entités fédérées. Ces examens, gratuits pour la patiente, sont effectués dans des unités de mammographie agréées. Les clichés sont interprétés par un premier radiologue alors qu’une seconde lecture est réalisée par un deuxième radiologue pour diminuer les risques d’erreur.

Certains médecins estiment que ce dépistage de masse n’est pas optimal. Notamment pour ce qui concerne le public visé, trop limité selon eux. (Voir par ailleurs)

A la question "Pourquoi pas avant 50 ans ?", on peut lire sur le site www.lemammotest.be : "Avant 50 ans et après 69 ans, l’efficacité du dépistage du cancer du sein par mammographie n’a pas été démontrée en termes de réduction de la mortalité liée à ce cancer. Après 69 ans, les bénéfices du dépistage systématique dépendent de l’état général de la femme.

Cela ne signifie pas qu’avant 50 ans et après 70 ans, les femmes ne doivent pas bénéficier d’une mammographie de dépistage; il revient au médecin traitant d’envisager avec elles l’opportunité d’une telle démarche".

Dans son quatrième rapport consacré au dépistage du cancer du sein, paru en avril dernier, le Centre fédéral d’expertise des soins de santé (KCE) posait la question de l’opportunité d’étendre le dépistage systématique aux femmes âgées entre 70 et 74 ans. Dans les conclusions de ce rapport, on peut notamment lire que "la réponse à cette question est non. [ ] Certaines hypothèses qui sont loin d’être irréalistes indiquent que le résultat net du dépistage pourrait résulter en une perte globale en qualité de vie". Selon le KCE, cette extension n’apporterait donc pas toujours nécessairement plus d’avantages que d’inconvénients. L.D.