Dans la plupart des cas, les infections sexuellement transmissibles (IST) ont sensiblement augmenté dans la population belge ces dernières années, preuve, entre autres, que le port du préservatif est loin d’être répandu. Outre l’infection à Chlamydia, la plus fréquente des IST, il y a :

- La gonorrhée : en 2011, 858 cas (78 % d’hommes, dont 89 % ont une orientation homosexuelle ou bisexuelle), dont l’âge et le sexe sont connus, ont été enregistrés via le réseau des laboratoires vigies. L’âge moyen est de 33 ans pour les hommes et 29 ans pour les femmes. Chaque année, le nombre augmente de 14 % en moyenne.

- La syphilis : en 2011, année où la tendance à la hausse s’est quelque peu ralentie, 744 cas ont été signalés. Ces patients sont en moyenne plus âgés que ceux atteints d’une infection à Chlamydia ou de gonorrhée. Parmi les patients hommes atteints de syphilis, 88 % mentionnent des contacts sexuels avec d’autres hommes.

- Les condylomes ou papillomavirus humains (HPV) : autant d’hommes que de femmes ont été diagnostiqués en 2011. Par rapport à 2010, le nombre de cas a diminué de 25 % et, par comparaison avec 2009, la baisse est de 47 %. Dans la majorité des cas, il s’agit d’hétérosexuels. La multiplicité des partenaires comme comportement à risque est moins fréquemment rapportée chez les patients atteints de HPV par rapport aux autres IST et concerne 47 % des cas.

- Le sida : en 2011, 1 177 infections par le VIH ont été diagnostiquées en Belgique, contre 1 198 en 2010, année du pic de l’épidémie. La tranche d’âge la plus concernée est celle des 25-34 ans, où 408 nouveaux cas avaient été enregistrés en 2011. Et, cette même année, 128 parmi les 15-24 ans.