Nous avions déjà évoqué les économies à faire en 2013 dans la culture. Voici les chiffres pécis des efforts demandés, explicités par le chef de cabinet de Fadila Laanan, la ministre de la Culture. Comme l’ensemble des secteurs, la culture participe à l’effort. Aucun nouveau dossier d’infrastructure culturelle ne sera décidé en 2013. Seules les décisions antérieures seront exécutées. Les subventions consacrées à l’équipement sont fortement réduites, passant de 1,192 million à 545000 €, soit une diminution de 54 %. Le budget de fonctionnement des centres culturels est protégé. Par contre, les subventions hors fonctionnement habituel (dites subventions extraordinaires) sont réduites de 657000 à 490000 € (25 %). Dans les arts de la scène, l’intégralité des conventions et des contrats-programmes sont sauvegardés. Par contre, les dépenses d’aides ponctuelles régressent : de 9,248 millions, elles passent à 8,272 millions d’euros, ce qui représente un tassement de 10 %. La Commission d’aide aux projets théâtraux passera à 700000 € (pour 1,260 million en 2012 !), le Conseil des musiques non classiques à 340000 € (pour 475000 € en 2012) et le Conseil de la danse à 275000 €(pour 450000 € en 2012). Le secteur du théâtre pour l’enfance et la jeunesse et celui des arts forains, du cirque et de la rue sont protégés. Si l’on prend l’intégralité des budgets "arts de la scène" (conventions, contrats-programmes et aides ponctuelles), ils s’établissaient à 91,916 millions en 2012 et à 90,987 millions en 2013, ce qui représente une contraction globale de 1 %.

Le décret "lecture publique" poursuit son application : une trentaine de nouvelles reconnaissances de bibliothèques publiques sera accordée en 2013. Le budget progressera de 14,418 à 15,232 millions d’euros. Ici aussi les dépenses destinées à des aides ponctuelles seront fortement compressées : de 6,475 millions en 2012, elles passent à 5,826 millions d’euros en 2013. Dans le champ de l’éducation permanente, le budget consacré aux nouvelles reconnaissances progresse de 225000 à 356000 € en 2013. Par contre, les crédits destinés aux aides ponctuelles sont réduits de 1,822 million à 1,42 million d’euros, soit une régression de 22 %. Enfin, les montants concernant les opérateurs qui bénéficient d’une convention ou d’un contrat-programme dans les secteurs des arts plastiques et du patrimoine culturel sont conservés.