8 janvier 1944 : ma naissance.

1970 : j’intègre le groupe Mass Moving, mouvement d’art qui s’exprime sous forme de happening. Tout se passe dans la rue en confrontation avec le public : le lem, le four solaire

1977 : premier concept d’une maison construite à partir d’organismes vivants : la Maison des cerisiers. Réflexion sur une maison idéale, inspirée du règne végétal. J’explorais avec ce projet de nouveaux espaces de création, libérés des astreintes de la réalisation; le rêve seul m’importait et valait la peine d’être osé.

Août 1978 : occupation de la maison autonome Orejona. Projet personnel expérimental conçu pour permettre une manière de vivre proche de la nature et dotée d’un fonctionnement autonome par l’utilisation des énergies renouvelables. Ce projet, pour lequel j’étais à la fois architecte, constructeur et maître d’ouvrage, me permettait d’éprouver des techniques alternatives qui m’affranchissaient des modes de construction habituels.

1999 : conception de l’archiborescence et réalisation du porte-folio "évolution d’une rue". Au passage du nouveau millénaire, j’ai pensé intéressant de répondre de façon personnelle au questionnement "Qui sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous". Mû par l’idée d’une continuité évolutive de l’humanité et de ses relations avec son environnement naturel, j’ai tenté de renouer avec cette tradition de préfiguration. En analysant les changements survenus dans le passé, j’ai anticipé ceux qui pourraient survenir à la lumière d’hypothèses d’une évolution exclusivement écologique. Le déficit d’images valorisantes de notre avenir m’apparaissait comme un véritable danger.

2009 : exposition au M.R.A.H "Vegetal City". En revisitant mes 30 dernières années de travail, j’ai eu la surprise de constater qu’il y avait une très grande cohérence dans l’ensemble des concepts développés. Le thème de l’arbre était sans cesse visité et abordé de manière très différente et complémentaire. Cela m’a motivé à regrouper ce travail dans un ouvrage "Archiborescence" qui utilise ce néologisme pour exprimer une architecture nouvelle ayant comme principal matériau de construction l’arbre. Des espaces d’exposition m’ont été offerts et en 2009, le Musée royal d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire m’a donné l’occasion de présenter toutes ces années de recherche.