Que celle ou celui qui ne connaît pas - au moins - une femme touchée par le cancer du sein lève le doigt ! De près ou de loin, nous sommes tous et toutes concernés par cette maladie, dont, chaque jour en Belgique, vingt-six femmes apprennent avec stupeur le diagnostic. Avec pour symbole le fameux ruban rose de l’espoir, le mois d’octobre est traditionnellement dédié à la lutte contre le cancer du sein.

C’est l’occasion d’informer et de sensibiliser le public de mille et une façons. De souligner qu’un cancer du sein sur trois peut être évité : simplement en bougeant davantage, en évitant le surpoids, en mangeant sainement et en limitant sa consommation d’alcool et, si le cas se présente, en allaitant. Allaiter ses enfants - idéalement pendant un an après la naissance du bébé - diminue en effet le risque de développer ce cancer.

Octobre rose est aussi l’occasion de rappeler quelques signaux d’alarme qui doivent amener à consulter, comme un gonflement ou une petite boule au sein, une douleur inhabituelle au (x) sein(s), une sécrétion ou un mamelon rétracté, une inflammation visible par une rougeur et qui peut être chaude au toucher, une petite blessure ou une ulcération qui ne guérit pas, une "peau d’orange" ou des irrégularités dans la peau, de l’eczéma autour du mamelon ou encore un gonflement des ganglions lymphatiques aux aisselles et aux clavicules.

Sous le slogan "Amies pour la vie", la campagne multimédia "Pink Ribbon", orchestrée en Belgique depuis 2007 par le groupe de presse Sanoma, s’articulera autour des résultats d’une enquête nationale menée pour la circonstance (voir ci-contre). Il en ressort deux constats principaux : d’une part, l’information est votre meilleure amie pour combattre le cancer; d’autre part, l’amitié est une source de réconfort importante pour les femmes atteintes d’un cancer du sein. Entre autres initiatives, mentionnons le bel ouvrage "Mes seins, mon livre" (9,90 €).

Ce mois d’octobre est aussi le moment d’insister sur le fait que, sans la recherche scientifique, on n’arrivera pas à vaincre le cancer. Ce mercredi, c’est avec un bouquet d’un millier de fleurs que la Fondation contre le cancer (FCC) a voulu remercier les scientifiques qui œuvrent au quotidien pour faire avancer la recherche et faire reculer le cancer. Via ses deux Conseils scientifiques indépendants, la Fondation contre le Cancer a octroyé, ces dix dernières années, 2,8 millions d’euros à la recherche spécifique sur le cancer du sein. "Sensibiliser le public à la prévention et être attentif à l’encadrement social des patients est certainement nécessaire", insiste le Dr Didier Vander Steichel, Directeur médical et scientifique de la FCC. Mais cela ne permet pas de vaincre la maladie. Ce dont nous avons besoin, ce sont plus de moyens pour des recherches plus performantes. C’est de cette manière que nous pourrons trouver de nouveaux traitements".

Il y a 25 ans, 75 % des patientes atteintes d’un cancer du sein, tous stades confondus, étaient encore en vie cinq ans après le diagnostic. Aujourd’hui, elles sont 90 %. Et demain ?