Épinglé

Boutsen Bruno

"Le Cristal Park sans la cristallerie est viable"

Reconversion "Utiliser le passé pour construire le futur" : c’est le slogan qui figure en page d’accueil du site web consacré au projet du Cristal Park. Parmi ses initiateurs figure le promoteur liégeois Pierre Grivegnée, que l’on retrouve de la SA Speci qu’il a fondée en 2001 à la SA Immoval créée en 2004 par Speci et les pouvoirs publics et destinée à être propriétaire des terrains en passant par la société qui est chargée par Immoval de la promotion immobilière du site. Dès l’annonce de la faillite par la société gestionnaire des cristalleries du Val Saint-Lambert, ce dernier affirmait que le projet se ferait. Contacté par nos soins, Pierre Grivegnée confirme ses dires : "Il faut distinguer les projets industriel et immobilier. Il y a une liaison symbolique du Cristal Park avec la cristallerie mais il est viable sans elle". Ce que met également en avant ce dernier, outre le fait qu’il compte agir positivement dans le cadre d’une reprise de la cristallerie, c’est le franchissement d’une série d’étapes procédurales relatives au Cristal Park. Et de faire référence à l’approbation récente par le ministre wallon Philippe Henry (Ecolo) du rapport urbanistique et environnemental (RUE). "C’est aussi le cas pour le dossier de reconnaissance en SAR", complète-t-il. Du côté de l’opposition sérésienne, laquelle s’était montrée critique lors du débat sur le RUE, on se montre prudent. Le chef de groupe MR au Conseil communal Fabian Culot se dit ainsi favorable au projet économique, tout comme son colisiter Salvatore Todaro, mais il se dit perplexe quant à certains aspects. C’est le cas concernant la partie loisirs qui prévoit la création d’une piste de ski indoor et d’un parc aquatique et au sujet des logements envisagés. Un empiétement sur le site naturel adjacent au Val Saint-Lambert avait déjà été dénoncé à l’époque par l’ASBL urbAgora et Inter-Environnement Wallonie. Outre ces deux aspects, le projet Cristal Park comprend la création d’un village commercial thématique d’environ 60000 m2, d’un business park de 16000 m2 et d’un hôtel de luxe de 120 chambres jouxtant la cristallerie. La construction d’une nouvelle usine faisait également partie du projet mais cela, c’était avant la faillite. Et c’est ce qui fait dire à certains qu’il faut remettre le projet sur le métier… B.B.