La magie de l’union

Lorfèvre Alain
La magie de l’union

Derrière le titre "La sorcière dans les airs", se cachent trois courts ou moyens métrages d’animation pour les plus petits spectateurs. Magie et (gentille) sorcellerie en sont le point commun, ainsi qu’une réflexion sur le respect de la différence et la solidarité face à l’adversité. La pièce de résistance est le dernier de trois films, qui donne son titre à l’ensemble.

On doit "La sorcière dans les airs", de Max Lang et Jan Lachauer, à la même équipe que "Le Gruffalo" et "Le petit Gruffalo". Comme ces derniers, il s’agit, en outre, d’une adaptation d’un album de Julia Donaldson et Axel Scheffler. Le principe, efficace, est similaire, un conte narré en voix off avec intervention des personnages. La sorcière du titre voyage sur son balai, accompagnée de son fidèle chat. Au cours de son périple, ils vont croiser un chien, un crapaud et un oiseau solitaire - au grand dam du félin qui perd sa place favorite sur un balai de plus en plus chargé.

Bien que réalisé en images de synthèse, "La sorcière dans les airs" suggère, comme les deux "Gruffalo", l’esthétique et le volume de la pâte à modeler. L’esthétique des personnages, en rondeurs délicates, est attachante. Le récit, avec ses répétitions narratives, est accessible aux plus jeunes. Le film se regarde comme on feuillette un merveilleux livre pour enfants.

Si la version anglaise est dotée d’un casting prestigieux aux voix (Simon Pegg, Gillian Anderson, Sally Hawkins,…), la version française bénéficie, elle, de l’apport de Pierre Richard.

Les deux courts métrages proposés en avant-programme sont une agréable mise en bouche. Dessin animé de facture plus classique, "Juste un petit peu", d’Alicja Björk Jaworski, partage, avec "La sorcière dans les airs", un constat semblable : on est mieux à plusieurs pour profiter d’une belle journée. De façon simple et en chansons, ce court métrage suédois montre qu’il faut apprendre à accepter ses différences et celles des autres. Et que si on est exclu d’un groupe, on peut toujours se trouver de nouveaux amis.

"Un jour merveilleux", de Nils Skapans, met en scène une jeune femme vivant dans les bois avec son chat. Après avoir acheté un joli gilet, elle découvre que celui-ci est doté de pouvoirs magiques - ce qui va déboucher sur une série de petites mésaventures. Ce film en (vraie) pâte à modeler est signé par le studio letton à qui l’on doit "Des animaux fous, fous, fous" et "Munk, Lemmy et Compagnie", que l’on a pu découvrir dans nos salles ces dernières années.

Alain Lorfèvre

Durée totale : 50 minutes. A partir de 4 ans.