Des jeux faits pour apprendre mais aussi pour jouer

Cavalier Yves

LA TERMINOLOGIE À ELLE SEULE FAIT PEUR. Un jeu éducatif est-il vraiment un jeu ? Pour certains, un jeu est éducatif par définition car il place le joueur, l’enfant, dans des situations hypothétiques dont il doit essayer de se dépêtrer sans autre risque que d’avoir à recommencer. Pour d’autres, l’attrait du jeu peut servir de véhicule pour faciliter l’apprentissage de certaines matières que l’enseignement classique peut rendre trop arides.

En fait, la nuance est très subtile entre les différentes approches, mais on peut dire que dans le premier cas le jeu est une fin en soi, alors que dans le second, le jeu est l’outil d’un apprentissage. Ce qui compte en fait, c’est que l’enfant s’y retrouve. Et en l’occurrence que l’enfant trouve dans ces activités le plaisir de jouer. A ses yeux, c’est l’essentiel. Le reste, c’est l’attente des adultes.

Cela dit, certains éditeurs de jeux spécialisés ont bien intégré cet élément ludique. C’est le cas de Weelingua, un produit belge et qui se présente comme "la meilleure compil de jeux pédagogiques". L’auteur, Louis Sorlat, précise que son ambition est "de faire passer aux familles du bon temps, tout en apprenant et en consolidant les connaissances de base en français, en mathématiques, en langues étrangères…" Et il y a dans cette approche, la clé de la réussite de l’entreprise : "en famille" . Le danger est évidemment de se dégager de sa responsabilité en laissant l’enfant découvrir seul son jeu éducatif. Il faut l’accompagner, jouer et s’amuser avec lui.

Cela dit, Weelingua est un outil très performant qui a fait ses armes auprès des logopèdes et dont la vocation première est de corriger certaines faiblesses de langage ou de communication des enfants. L’auteur organise notamment des conférences avec l’Ecole Marie Haps qui a formé nombre de logopèdes dans le pays. La dernière version en date (disponible sur le site www.weelingua.com) se veut plus conviviale, plus familiale et plus attrayante aussi. Les illustrations très lumineuses ont été confiées à Gaëlle Grisard (qui illustre régulièrement les pages des suppléments de "La Libre Belgique"). Elles donnent réellement le sentiment d’entrer dans un univers ludique même si l’apprentissage persiste en toile de fond.

Y.C.