Bravo, le bar acoustique

Gonze Nathan

Loisirs

Boulimique ! Qui a dit boulimique ? A peine son projet de gaming center géant sur les rails à la porte de Hal, Frédéric Nicolay s’apprête à ouvrir un nouveau lieu dans le quartier Dansaert, non loin du canal. A un peu plus d’une semaine de l’ouverture, nous avons été jeter un œil histoire de voir si le concepteur d’espaces n’a pas perdu de son flair légendaire.

Il s’installe pour l’occasion dans le Centre Dansaert - qui héberge une septantaine de jeunes entreprises, rue d’Alost - et occupe un bel espace de 250 m2 au rez-de-chaussée et au sous-sol ainsi qu’une grande terrasse en intérieur de cour. Le bar, baptisé Bravo, est décoré de façon simple et efficace à l’aide d’objets de récupération. Par exemple, chaque table est éclairée par un capuchon de bonbonne de gaz (c’est inoffensif) et les sièges, les murs sont conçus à l’aide de palettes en bois qui contrastent avec les formes classiques d’un piano à queue.

"Ça donne une acoustique super", vante Lionel Catado, le gérant, à qui Frédéric Nicolay a laissé le soin de nous expliquer son concept, préférant l’action à la parole. Une sonorité étudiée pour en faire un bar consacré au jazz et "à toutes les musiques qui lui sont liées : la soul, le gospel, la musique brésilienne, etc.", ajoute le gérant qui tient également les rênes de La Belle Equipe voisine.

Un bar où la musique live et acoustique occupe une place de choix et démarre dès 17h30. "On n’a pas envie d’en faire un endroit de nuit avec de la musique agressive. On fermera à minuit avec une programmation de pointe de jeunes talents qui se produiront sans amplification. Il n’y aura pas de DJ. Sauf de temps en temps un DJ set de musique classique",

Pour les papilles, on nous promet une carte pas épaisse "mais avec des produits qui tuent" : pourquoi pas un sandwich fourré d’une escalope milanaise à la sauce gribiche ou un bánh mì (un sandwich vietnamien au pain de riz). Côté boissons, on nous assure, outre les bières ou un bon whisky, que les thés et les cafés seront de qualité. "On a aussi envie d’être accessible à tout le monde. Il y aura des produits d’appel comme l’espresso à 1 euro ou la pils à 1,60 euro", conclut le gérant.N. G.