La Journée

Pour la ministre, les parents ne doivent pas payer l’enseignement accru du numérique

La ministre de l’Éducation en Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir (PS) a rejeté mercredi l’idée que l’apprentissage accru du numérique à l’école prévu dans le cadre du Pacte d’excellence soit financé, même en partie, par les parents, notamment par l’achat de matériel informatique. "Il n’est nullement envisagé de faire porter le coût (de ces apprentissages) sur les parents", a-t-elle assuré mercredi lors d’un débat en séance plénière du Parlement. Dans le cadre du futur tronc commun de la maternelle jusqu’à la 3e secondaire, le Pacte d’excellence a prévu de renforcer les compétences numériques des jeunes francophones, en équipant les écoles en ordinateurs et connexion, mais aussi en formant les enseignants. "L’objectif est d’assurer un équipement et une connexion minimale pour toutes les écoles", a indiqué Mme Désir, sans toutefois avancer de montant précis sur les moyens financiers nécessaires. La ministre a dit toutefois vouloir travailler de concert avec la Région wallonne et la Région bruxelloise, notamment pour financer les besoins en connectivité, ainsi qu’explorer toutes les opportunités de financement européen pour relever ce défi.

Rien n’a été fait avec le rapport commandé pour réduire le coût du système scolaire

La députée MR Stéphanie Cortisse a interrogé mardi la ministre de l’Éducation, Caroline Désir (PS), en Commission sur les suites du marché public passé lors de la précédente législature pour obtenir un conseil externe afin d’aider le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à diminuer les coûts de fonctionnement du système scolaire. Le montant maximal prévu était de 80 000 euros hors TVA. "Le marché a bien été attribué, en avril 2015, à la société de consultance Ernst&Young", a répondu la ministre. Le rapport a été remis aux membres du groupe de travail ad hoc mis sur pied en marge des travaux sur le Pacte d’excellence. "Après une étude qui a duré huit semaines, des éléments ont été pointés puis approfondis par la suite, explique encore Caroline Désir. Parmi ceux-ci, évoquons la mise sur pied des systèmes d’achat optimaux et de support nécessaires sous la forme de centrale d’achat et de mutualisation d’expertise à l’intérieur des réseaux et entre les réseaux. Un focus est également fait sur les dépenses énergétiques. Ce rapport établit également des estimations conservatrices d’économies potentielles moyennes pour les réseaux de l’ordre de 5 % de la base des coûts totaux." Dommage : rien n’a été fait, depuis, avec ce début de réflexion…

La déchéance de nationalité en cas de terrorisme ne fait pas consensus à la Chambre

La proposition de loi de la N-VA qui accroît la possibilité de déchoir une personne condamnée pour terrorisme de sa nationalité belge est encore loin de réunir un consensus suffisant à la Chambre, est-il ressorti mercredi d’une discussion en commission de la justice. Depuis 2015, une telle déchéance est possible si l’auteur est condamné à une peine d’au moins de 5 ans de prison et est requise par le ministère public. Elle a notamment été appliquée au dirigeant de l’organisation Sharia4Belgium, Fouad Belkacem. Le député Koen Mestu (N-VA) a déposé un texte qui durcit considérablement le dispositif puisque cette déchéance serait automatique en cas de condamnation pour toute infraction terroriste. Le Conseil d’État a rendu un avis critique, notamment sur le caractère automatique de la déchéance. La N-VA a donc déposé un amendement qui prévoit que c’est une faculté accordée au juge après réquisition du procureur. Et des hésitations se sont fait sentir dans les rangs de la coalition gouvernementale. À la commission de l’Intérieur de se prononcer dans les semaines qui viennent.