Ce Team Belgique peut battre des records

les chances des belges Jamais la délégation belge n’avait abordé les Jeux avec autant d’ambitions. Le record d’après-guerre à battre est de 7 médailles, en 1948. Les Belges ont une chance raisonnable de décrocher une vingtaine de médailles.

Trois chances de médaille sont, dit-on, nécessaires pour en décrocher une. Nous en avons identifié… vingt-deux, certaines très probables et d’autres plus aléatoires, un nombre susceptible de permettre au Team Belgium d’égaler, au minimum, le record de médailles de l’après-guerre (7 en 1948).

NAFI THIAM (athlétisme)

90 %. Bien sûr, il y a la glorieuse incertitude du sport, une expression qui renferme tous les imprévus propres à la compétition et qui colle parfaitement à l’évocation d’une discipline comptant sept épreuves. Il n’en reste pas moins que si Nafi Thiam évolue à son meilleur niveau à l’heptathlon, une médaille ne peut lui échapper. Et c’est même l’or qui devrait lui revenir si l’on considère que la championne du monde 2019 Katarina Johnson-Thompson, en manque de compétition après une rupture du tendon d’Achille, pourra difficilement atteindre son niveau d’alors.

NINA DERWAEL (gymnastique)

80 %. Sacrée championne du monde aux barres asymétriques en 2018, un titre mondial qu’elle a confirmé en 2019, la Limbourgeoise a eu des difficultés à gérer l’an dernier la pression. Elle reste, à 21 ans, l’une de nos plus grandes chances de podium. À condition d’exécuter parfaitement cet exercice qu’elle répète inlassablement depuis des mois.

RED LIONS (hockey)

80 %. Depuis leur médaille d’argent aux JO de Rio en 2016, les Red Lions ont toujours été médaillés dans les grands tournois : trois podiums à l’Euro, un titre de champion du monde et deux médailles (or et argent) en Pro League. Les hockeyeurs font partie du top mondial et veulent que la génération actuelle puisse atteindre son rêve ultime : l’or olympique.

MATTHIAS CASSE (judo)

80 %. N° 1 mondial, Matthias Casse aborde ses premiers Jeux avec le statut de grand favori. Moins de deux mois après avoir décroché son premier sacre mondial haut la main, l’Anversois, 24 ans seulement, ne craint personne… ou presque. Seul l’Israélien Sagi Muki, qu’il n’a battu qu’une seule fois en huit rencontres, donne actuellement l’impression de pouvoir l’arrêter.

ÉQUIPE DE JUMPING (équitation)

70 %. L’équitation belge vit un âge d’or, comme l’attestent les nombreux titres européens et mondiaux des dernières années. Les cavaliers et les chevaux sont en grande forme. Selon les dires d’Eugène Mathy, le président de la FEB, toutes les planètes sont alignées. En individuel, les chances sont maigres, mais en équipe, les ambitions sont maximales. Nos cavaliers sont surtout concentrés sur le jumping en équipe qui propose un format de qualification différent de Rio. Ils courent derrière la médaille depuis 1976. Une éternité.

ÉQUIPE DE CYCLISME SUR ROUTE

60 %. Wout Van Aert est le favori du Team Belgium. Le parcours est tracé pour ses qualités de touche-à-tout et il n’a pas son pareil pour finir une course. Remco Evenepoel est dans son sillage, mais quelques interrogations planent encore sur son état de forme. Les deux hommes peuvent créer la surprise sur le chrono mais la concurrence (Ganna, Dennis, etc.) est rude.

JAOUAD ACHAB (taekwondo)

60 %. Cinq ans après une 5e place qui lui a laissé un goût d’inachevé pour sa première participation en -68 kg, le double champion du monde de taekwondo, passé à la ligue francophone voici quelques mois, s’est promis de ne plus répéter les mêmes erreurs au Japon où il sera le seul représentant belge de sa discipline.

EMMA PLASSCHAERT (voile)

50 %. Championne du monde de Laser Radial en 2018, Emma Plasschaert n’a plus obtenu de résultats probants depuis. En témoigne sa 9e place lors des championnats du monde de début d’année. Elle n’en reste pas moins n° 1 mondiale et gagnante du test event à Tokyo l’année passée. De quoi renverser Marit Bouwmeester, la championne olympique en titre ?

JOLIEN D’HOORE - LOTTE KOPECKY (cyclisme)

30 %. Le cyclisme sur piste pourrait rapporter une médaille grâce au duo D’hoore-Kopecky en Madison. Le duo a d’ailleurs été champion du monde de la discipline en 2017. D’hoore, médaillée de bronze à Rio en omnium, a affirmé viser la médaille aux côtés de la cycliste belge la plus en forme du moment. Kopecky doit être le maillon fort du duo. Elle sera également alignée en omnium et sur route. Elle pourrait être la surprise du chef dès dimanche sur la course en ligne.

TIM BRYS - NIELS VAN ZANDWEGHE (aviron)

30 %. Tim Brys et Niels Van Zandweghe arrivent avec peu de repères à Tokyo - ils ont déclaré forfait à l’Euro plus tôt cette saison - mais ne reverront pas leurs ambitions à la baisse pour autant. Lors de l’Euro, leur seule compétition de 2020, ils ont terminé à la troisième place.

BELGIAN CATS (basket-ball)

30 %. Passées à deux doigts d’une finale de l’Euro il y a quelques semaines, les Cats veulent briller pour leurs premiers JO. Leur poule n’est pas facile (avec un premier match contre l’Australie), mais une fois passé cet écueil, les basketteuses peuvent rêver de l’exploit, comme le confirme leur 5e place au power ranking de la Fiba.

CHARLINE VAN SNICK (judo)

30 %. Sa cheville va mieux et elle est prête à se battre. Charline Van Snick rêve de réitérer sa médaille de bronze de 2012 dans sa nouvelle catégorie (-52 kg). Ses deux dernières compétitions ont été décevantes, mais n’oublions pas ses bons résultats de début de saison et son expérience.

MARTEN VAN RIEL (triathlon)

30 %. Les chances belges sont réparties sur deux catégories : le triathlon individuel masculin et le relais. Marten Van Riel et Jelle Geens excellent depuis plusieurs années et se sont récemment offert des podiums sur des triathlons renommés. En relais mixte avec les deux précités ainsi que Claire Michel et Valérie Barthelemy, les Belges sont considérés comme l’une des cinq meilleures nations au monde. De quoi rêver du podium.

RELAIS 4x400M MIXTE (athlétisme)

30 %. Attention, nouveauté ! Pour son apparition au programme des Jeux olympiques, l’épreuve du relais 4x400 m mixte pourrait déboucher sur une très belle surprise. À Tokyo, l’addition des talents de Kevin Borlée, Cynthia Bolingo, Dylan Borlée et Imke Vervaet pourrait rapporter gros.

TOMA NIKIFOROV (judo)

30 %. Cinq ans après de premiers Jeux décevants, le Schaerbeekois débarque à Tokyo avec le couteau entre les dents. Dans le top 20 olympique au terme d’un superbe sprint final, le tout frais champion d’Europe aura à cœur de décrocher cette médaille qui le fait tant rêver. Reste que sa mission s’annonce compliquée dans une catégorie (-100 kg) très dense et très relevée.

BASHIR ABDI (athlétisme)

20 %. Nanti d’un chrono de référence qu’il a porté à 2h04.49 en 2020, lors du marathon de… Tokyo, le Gantois de 32 ans pourrait se satisfaire d’un top 8 sur le parcours olympique de Sapporo, mais les conditions de chaleur et d’humidité confèrent à l’épreuve un caractère imprévisible dont notre spécialiste, dans un très bon jour, pourrait tirer profit.

BELGIAN TORNADOS (athlétisme)

20 %. Malheureux quatrièmes de la finale de l’édition 2016, à 3 centièmes du podium, les relayeurs rêvent de prendre à Tokyo une éclatante revanche sur le sort et sur ceux qui les ont enterrés un peu vite lors d’une saison 2021 jusqu’ici compliquée.

THOMAS PIETERS (golf)

20 %. Le golfeur est bourré de talent mais vit une saison moyenne. Il a connu plusieurs jours sans en tournoi. Son meilleur résultat de l’année ? Une huitième place à Zürich. À Rio, en 2016, il avait atteint la quatrième place du tournoi.

ELISE MERTENS - ALISON VAN UYTVANCK (tennis)

15 %. "J’arrive en pleine confiance aux Jeux olympiques." Difficile d’être plus en forme qu’Elise Mertens au moment d’aborder le tournoi. Forte de sa place de n° 1 mondiale en double et de son récent titre à Wimbledon, elle est une des meilleures joueuses de double au monde. Elle évoluera avec Alison Van Uytvanck (WTA 62). Un duo qui devra trouver ses marques. Mertens pourrait également créer la surprise en simple.

BELGIAN CHEETAHS (athlétisme)

10 %. Avec leur 5e place aux Mondiaux 2019 de Doha, les relayeuses belges de 4x400 m ont démontré qu’elles avaient bien leur place au plus haut niveau. Emmenées par une Cynthia Bolingo étincelante ces dernières semaines, nos guépardes ont les moyens d’atteindre une nouvelle finale et, peut-être, d’espérer mieux encore.

CYNTHIA BOLINGO (athlétisme)

10 %. L’état de grâce de Cynthia Bolingo va-t-il se poursuivre tout au long des Jeux olympiques ? La sprinteuse bruxelloise a connu un début de saison de rêve avec des records sur 100 m, 200 m et surtout 400 m, l’épreuve qu’elle courra en individuel en plus des relais. Avec une référence à 50.29, la voilà presque en position de jouer les trouble-fête.

KENNY DE KETELE - ROBBE GHYS (cyclisme sur piste)

10 %. Troisièmes des Mondiaux en 2019 puis cinquièmes en 2020, le duo de pistards a les armes pour réaliser un résultat. Double problème : ils n’ont pas eu une préparation idéale en vue des Jeux et la concurrence est plus forte que jamais.

BELGIAN LIONS 3x3 (basket-ball)

10 %. Et si le rêve se poursuivait pour l’équipe de basket 3x3 ? Après la qualification miraculeuse pour les JO à Debrecen, les basketteurs ont également décroché leur ticket pour l’Euro.

La rédaction