C’est le rôle du centre et du numéro gratuit mis en place à Bruxelles.

Le dispositif de prise en charge et prévention des radicalismes et extrémismes violents de la Fédération Wallonie-Bruxelles a été activé mercredi. Il a été imaginé dès novembre 2014 et annoncé il y a un an. Le dispositif se compose d’un centre pluridisciplinaire, basé à Bruxelles et animé par une quinzaine de personnes chargées d’écouter et de conseiller tant les structures telles que les administrations, les écoles, les animateurs de rue mais aussi les personnes touchées de près ou de loin par la radicalisation ou les extrémismes.

Un numéro gratuit

Un numéro gratuit a également été créé. Les personnes pourront appeler le 0800/11172 du lundi au samedi et de 8h à 20h. Elles pourront entrer en contact avec des psychologues, islamologues, assistants sociaux, juristes, etc. Ces derniers pourront les conseiller mais également les rediriger au besoin vers les services spécialisés pour leur cas. Ces entretiens en face à face peuvent également être organisés.

L’anonymat pourra être demandé et la conversation téléphonique restera confidentielle. Des informations ne seront transmises aux autorités qu’en cas de menace grave et imminente pour la sécurité ou pour la personne elle-même ainsi qu’en cas d’acte criminel.

Sensibilisation auprès des ados

Des actions de sensibilisation seront menées auprès des adolescents de cinquième et de rhéto, des formations seront données aux professionnels et un centre d’études et de recherches sur le phénomène de radicalisation dans les autres pays a été mis en place.

"La répression seule ne va pas répondre aux défis du radicalisme. Le gouvernement prend donc ses responsabilités en matière de prévention", ont soutenu le ministre-Président Rudy Demotte (PS) et le ministre en charge des Maisons de justice, Rachid Madrane (PS). "Mais il fallait pour cela outiller les acteurs de terrain."

"Il faut être humble par rapport à ce phénomène de radicalisation. Il n’y a pas de solution clé sur porte. Tous les pays tâtonnent et nos réponses seront évolutives. La tâche sera complexe mais nous restons déterminés. Mais si nous avons une obligation de moyens, il nous est toutefois impossible de garantir les résultats", avertit M. Madrane.

Pour des raisons de sécurité, la localisation précise du centre d’appel sera gardée secrète, de même que l’identité de ses collaborateurs.