Journée sans voiture : un événement récurrent à Bruxelles

Lundi, le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, et l'échevin de la Mobilité, Philippe Decloux, ont dévoilé le périmètre qui sera concerné par la journée européenne «En ville sans ma voiture » du 22 septembre prochain

Lundi, le bourgmestre de Bruxelles, Freddy Thielemans, et l'échevin de la Mobilité, Philippe Decloux, ont dévoilé le périmètre qui sera concerné par la journée européenne «En ville sans ma voiture » du 22 septembre prochain.

La nouvelle majorité veut donner une dimension nouvelle à l'événement. «Plutôt qu'un geste ponctuel et unique dans l'année, nous avons voulu déboucher sur quelque chose qui laisse une trace », a confié le bourgmestre. «La pression de la circulation est devenue telle que l'élargissement des artères n'est plus suffisant. Il faut trouver une autre solution. Ainsi, après cette journée sans voiture, nous effectuerons un bilan de l'expérience pour examiner la possibilité d'établir cette initiative à plus long terme. »

Trop souvent, les centres urbains se retrouvent «empoisonnés » par l'usage intempestif de la voiture : artères bouchées, air pollué, patrimoine architectural et naturel détérioré, quiétude des riverains troublée, etc. Le Pentagone bruxellois n'échappe pas à la règle et se retrouve bien souvent complètement immobilisé. C'est pourquoi la nouvelle majorité politique de la Ville de Bruxelles a décidé de s'atteler à la conception d'un nouveau plan de mobilité et de circulation. Des bureaux d'études planchent sur le projet.

Dans cette optique, Bruxelles-Ville espère tirer des enseignements positifs de l'action du 22 septembre prochain et peut-être répéter l'opération plus régulièrement par la suite.

La journée «En ville sans ma voiture » poursuit trois objectifs : sensibiliser les citoyens à la problématique de la pollution de l'air en les encourageant à abandonner leur voiture et à reconquérir différemment l'espace urbain; développer l'usage des transports en commun et encourager les moyens de transports alternatifs; mais aussi permettre aux habitants de redécouvrir leur ville et leur patrimoine.

Ainsi, le samedi 22 septembre, le coeur de Bruxelles, correspondant plus ou moins au périmètre délimité par la première enceinte, sera inaccessible aux automobiles de 10 à 22 heures. L'accès aux grands axes sera néanmoins maintenu afin de mener les voitures jusqu'aux 7 parkings qui encerclent la zone. Ces parkings resteront payants. Seuls les transports en commun et les taxis seront autorisés à circuler dans le périmètre devenu piétonnier pour l'occasion. Les riverains, quant à eux, devront soit laisser leur véhicule devant chez eux, soit partir toute la journée et ne pas revenir avant 22 heures. Néanmoins, si l'expérience doit être renouvelée, ceux-ci se verront attribuer une carte de riverains.

Courses de rollers et de trottinettes sur le boulevard Anspach, animations folkloriques à la Grand'Place et aux alentours, animations musicales et théâtrales, foires du livre et de la BD d'occasion, tournois sportifs en tous genres (basket, pétanque, beach volley, etc.) dans le quartier Saint-Jacques, ou encore animations commerciales et festives dans le quartier Dansaert seront proposées aux promeneurs qui n'auront pas à redouter le danger des voitures.

Les Fêtes breugheliennes, initialement prévues les 15 et 16 septembre, seront déplacées le week-end des 22 et 23 septembre.

Lors de la journée sans voiture, tout le quartier des Marolles, compris entre la rue Blaes et la rue Haute, deviendra piétonnier. Signalons encore qu'un parcours spécial «Bruxelles, ma découverte », de la place Royale à la place Anneessens, permettra aux amateurs du patrimoine architectural bruxellois de profiter pleinement des artères vides de bruit, de poussière et de fureur. (BELGA)