Popularité à Bruxelles : Di Rupo déboulonné

"Même quand il se tait pendant trois minutes, il arrive à faire parler de lui»... . Ce qui n'était sur Louis Michel, circulant au PS, qu'une boutade -même agacée- n'est plus seulement une boutade, mais aussi une explication! L'omniprésent vice-Premier PRL et ministre des Affaires étrangères a bel et bien détrôné Elio Di Rupo de la première place de notoriété et/ou de popularité à Bruxelles, que le socialiste occupait depuis la fin 99 (ce fut, alors, au détriment de Marc Verwilghen). On ne peut pas parler de surprise. L'écart entre les deux Wallons s'était fort amenuisé, à 5 points en mars, puis à 1 point en juin. Comment un noeud-papillon pouvait-il dès lors résister à un rouleau-compresseur constitué de présidence européenne, de Durban, de New York, et tutti quanti ?

Ce n'est pas tout. Comme le Montois stagne, et que le Premier ministre a la pêche (+ 6!), celui-ci s'intercale entre les duettistes. Bref, le tiercé bruxellois est le même pour la troisième fois, mais à nouveau dans un ordre différent: Di Rupo/Verhofstadt/Michel en mars, Di Rupo/Michel/Verhofstadt en juin, Michel/Verhofstadt/Di Rupo en septembre.

Charles Picqué (en hausse) redépasse Laurette Onkelinx (statu quo). Cela ne manque pas de piquant entre socialistes de la capitale, alors que le parachutage de la vice-Première a été officiellement annoncé au début de la réalisation du sondage. Si ça peut la rassurer, on lui rappellera que le PRL Daniel Ducarme, autre «néo-Bruxellois», a mis plusieurs baromètres pour percer. On le voit cette fois progresser de 3 points, ainsi que Picqué, Isabelle Durant, Didier Reynders, Hervé Hasquin et Joëlle Milquet - qui y trouvera à se consoler du surplace du PSC qu'elle préside. Recul sensible en revanche, de 6 places et 5 points, du ministre-président de Donnea.

© La Libre Belgique 2001

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