Nathalie Geijsbregts: le suspect meurt en prison

Michel Stokx, un meurtrier d'enfants incarcéré aux Pays-Bas et considéré comme le présumé ravisseur de Nathalie Geijsbregts, est mort mardi. Il a succombé aux brûlures qu'il avait subies mercredi dernier dans la prison de Scheveningen, près de La Haye, où il était incarcéré.

Michel Stokx, un meurtrier d'enfants incarcéré aux Pays-Bas et considéré comme le présumé ravisseur de Nathalie Geijsbregts, est mort mardi. Il a succombé aux brûlures qu'il avait subies mercredi dernier dans la prison de Scheveningen, près de La Haye, où il était incarcéré. Michel Stokx, un chauffeur de camion, âgé de 50 ans et originaire de Groningue, avait été condamné en 1992 à 20 ans de prison pour l'assassinat de Jessica Laven, une Néerlandaise de 11 ans et de deux garçons allemands âgés de 9 et 13 ans. La cour d'assises d'Amsterdam avait estimé que ces assassinats étaient consécutifs à des viols. Stokx était considéré comme le suspect numéro un dans l'enlèvement de Nathalie Geijsbregts. Elle avait disparu le 26 février 1991, vers 7h30, à Leefdaal (Bertem) alors que ses parents venaient de la déposer en voiture près d'un arrêt de bus. Michel Stokx a toujours nié avoir quoi que ce soit à voir avec l'enlèvement et le meurtre de la fillette, alors âgée de 9 ans et dont le cadavre n'a jamais été retrouvé. Les meurtres des deux enfants allemands avaient été commis en 1987 et 1992. Le parquet de Louvain estimait néanmoins que Michel Stokx était régulièrement à Louvain en 1991. La justice néerlandaise avait confié Stokx à la Belgique entre le 18 septembre 2000 et le 29 mars 2001. Six enquêteurs l'avaient interrogé pendant 250 heures mais il n'avait jamais avoué. La justice louvaniste soupçonnait Stokx d'être venu spécialement de Colmar avec son camion pour enlever la jeune fille.Les parents de Jessica Laven ont déclaré qu'ils étaient contents de la mort de Michel Stokx. Le père de Nathalie Geijsbregts a été informé de la mort par la police fédérale. «L'enquête était déjà difficile et je pense que tout va rester en état», a souligné Eric Geijsbregts, précisant qu'il se demandait si c'était un accident ou un suicide. (BELGA)

© La Libre Belgique 2001