101 coups de canons pour la naissance

La batterie d'artillerie de la brigade para-commando, normalement stationnée à Brasschaat, était placée depuis le 15 octobre en d'alerte élevé, afin d'être prête à tirer à Bruxelles les 101 coups de canon qui salueront la naissance de l'enfant de la princesse Mathilde.

La batterie d'artillerie maintient ainsi trois canons M-101A2 ainsi que dix hommes prêts 24 h sur 24 pour célébrer - bruyamment - la naissance de l'héritier de la Couronne, attendue vers la mi-novembre, selon l'un de ses membres.

La salve d'honneur doit être tirée à midi ce vendredi 26 octobre depuis le parc royal à Bruxelles, face au palais.

«Dès l'annonce du départ de la princesse Mathilde vers la clinique, nous avons pris la route avec nos canons en direction de Bruxelles. Comme prévu après la naissance de l'enfant, nous tirerons à midi précise 101 coups de canons. », a expliqué le premier sergent-major l'un des sous-officiers de la batterie à l'agence BELGA.

Les pièces utilisés sont des canons M101A2. Ce sont des pièces d'artillerie de fabrication américaine utilisées depuis la seconde Guerre mondiale. Ils ont aussi servi en Corée et au Vietnam.

Ces canons cinquantenaires ont été utilisés par l'armée belge jusqu'en 1997. Ces pièces ont été longtemps utilisées parce qu'elles sont solides, faciles à manier et ne réclament, selon lui, que peu d'entretien.

Depuis 1997, la batterie para-commando a reçu de nouvelles pièces, fabriquées par le groupe français GIAT, de type LGI-MKII 105 mm. Les trois anciens canons ont été spécialement conservés pour tirer des salves d'honneur.

Ces salves d'honneur, tirées avec des munitions à blanc, provoquent davantage de bruit que les coups de feu tirés par les armes à feu, a ajouté le sergent-major Dufoort.

Selon lui, la tradition des 101 coups de canons remonte à avant l'indépendance de la Belgique. En 1804, Napoléon avait décrété que, lorsqu'il visitait une garnison, toute l'artillerie tire trois salves. La visite d'un prince était honorée de 21 coups de canons. En 1818, Guillaume Ier voulait qu'à midi, 101 coups de canons soient tirés lors de couronnements ou d'inaugurations officielles.

Et depuis 1813, la naissance d'un prince était fêtée par 101 coups de canons. La naissance d'une princesse ne donnait lieu qu'à 51 coups.

Mais depuis l'abrogation de la loi salique, qui réservait l'accession au trône aux héritiers mâles, le protocole a lui aussi été adapté et a porté ce nombre à 101 dans le cas de la naissance d'une fille. (BELGA)

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