L'avenir belge a un visage

PAUL VAUTE

La fille du prince Philippe et de la princesse Mathilde, héritière du trône, a surpris tout le monde en naissant, déjà, jeudi soir.

«Nous visons le début novembre», disait-on encore au Palais il y a à peine plus d'une semaine, pour désigner la période où était attendue la naissance de l'enfant du prince Philippe et de la princesse Mathilde. Finalement, c'est jeudi en fin de soirée que le Palais a publié le communiqué annonçant la venue au monde, à 21 h. 58, d'Elisabeth, Thérèse, Marie, Hélène, à l'hôpital Erasme d'Anderlecht où trois chambres avaient été réservées pour la future maman, la famille et la sécurité. La surprise est grande, d'autant que la duchesse de Brabant, loin d'interrompre ses activités publiques ces derniers temps, avait encore accompli différentes visites jusqu'au début de la semaine. On ne serait certes pas surpris que le couple princier ait quelque peu joué au chat et à la souris avec les médias, en faisant volontairement circuler une date d'échéance plus éloignée que celle qui lui était connue, histoire de ne pas avoir à subir une trop forte pression dans les derniers jours. Le premier enfant du fils du Roi et de son épouse était évidemment des plus attendus puisqu'il, disons plutôt elle, sera désormais deuxième dans l'ordre de succession au trône, après le prince Philippe. La loi salique ayant été, comme on le sait, abolie en 1991, Elisabeth donne dès à présent son visage à l'avenir de la Belgique. Un avenir où le Souverain pourrait bien être une Reine, pleinement chef de l'Etat, ce que nous n'avons plus connu depuis l'époque des Pays-Bas espagnols puis autrichiens.

Au nom du gouvernement, le Premier ministre Guy Verhofstadt a adressé ses voeux de bonheur à la famille princière. Ce vendredi midi, les traditionnels 101 coups de canon seront tirés.

© La Libre Belgique 2001

Sur le même sujet