Mathilde, maman

Hier jeune fille toute simple, elle est aujourd'hui la mère de la future reine des Belges

L.B.

Mathilde ne sera plus jamais celle dont on a tant parlé dans les médias. Que d'encre rose a en effet déjà coulé depuis la première publication d'une photo presque dérobée d'une jeune fille en mission pour l'Ordre de Malte. Aide soignante, elle accompagnait alors un convoi de malades en pèlerinage à Lourdes et ce geste en dit long sur la dimension de sa foi.

Peu flatteuse, cette photo représentait une jeune fille comme toutes les autres, née un certain 20 janvier 1973 à Uccle, élevée ensuite au château de Losange.

ENGOUEMENT

Agréable surprise, deux jours plus tard, apparaissait pour sa première sortie officielle, en pantalon léger et en tenue décontractée, une blonde naturelle, heureuse et tout à fait ravissante. On se souvient à l'époque de l'engouement de certains couturiers prêts à l'habiller de pied en cap, désireux de mettre en valeur cette jolie fleur bien dans sa peau.

Les premières tenues de Mathilde ont d'ailleurs suscité plusieurs commentaires admiratifs: en jupe courte, en pantalon de cuir à New York, coiffée, savamment décoiffée, parfois même décolletée, voici la jolie princesse dévoilant tous ses visages. Il n'en fallait pas plus pour voir apparaître le début d'une Mathildemania et, qui sait?, pour craindre un effet Lady Di. Aujourd'hui, toujours aussi jolie et distinguée, Mathilde se montre souvent les cheveux tirés, le tailleur de mise. Espérons secrètement que sa maternité lui donne envie de glisser un grain de folie dans ses toilettes puisqu'elle peut (physiquement) tout se permettre.

Il serait cependant dommage et réducteur de ne parler que de la beauté de la duchesse de Brabant alors que la fille de Patrick d'Udekem d'Acoz et de la comtesse Anne Komorowski cache difficilement une réelle profondeur, un grand respect de l'autre, un sens de l'écoute des enfants, lesquels le lui rendent bien, une multitude de centres d'intérêts. Ils vont - et cela tombe bien - des voyages lointains - Mexique, Guatemala, Pérou, Chine, Népal, Inde - au piano ou aux activités sportives en passant surtout par une réelle passion pour la logopédie et la psychologie, plus précisément celle de l'enfant. Ne revenons que brièvement sur ses études connues à Bastogne pour les primaires, à l'Institut Vierge Fidèle pour les secondaires et, de 1991 à 1994, à l'Institut Marie Haps.

LOGOPÉDIE

En 1995, elle crée son propre cabinet de logopédie et entreprend, parallèlement, des études de psychologie, et notre princesse ne se laissant pas facilement perturber, elle poursuit son chemin. Tout comme elle a su garder le secret sur sa relation avec Philippe, même auprès des deux amies qu'elle côtoyait quotidiennement au cabinet de logopédie, elle a tenu parole quant à ses études.

Ses fiançailles, puis son mariage avec l'héritier du trône de Belgique, n'ont modifié en rien son comportement et ce malgré un agenda très chargé, ponctué de visites officielles à l'étranger et en Belgique. Malgré son important changement de statut, elle a donc terminé sa troisième licence en psychologie, science humaine - encore un terme qui lui va bien - qu'elle étudie à l'UCL. Il ne lui reste donc plus qu'à présenter son mémoire. Ce sera nous, dit-on, pour juin prochain. Et malgré la venue de son enfant, notre future reine ne reculera pas l'échéance car elle est connue pour être parfaitement organisée.

ACTIVITÉS MULTIPLES

Depuis son mariage avec le prince Philippe, Mathilde a multiplié les activités tournées vers les enfants, d'un dîner présidé à l'Unesco à la visite de la petite Maison de Chastres en Belgique, maison fermée pour grands adolescents, ou d'ateliers artistiques. Cela dit, aujourd'hui, Mathilde a changé. Elle est devenue maman. Et cela, pour toute femme qui se respecte, même pour une future reine, c'est la seule vraie révolution.

© La Libre Belgique 2001

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