Cap sur les énergies renouvelables via le Protocole de Kyoto

P.D.G.

Les écologistes désavoués par l'électorat, le gouvernement n'en garde pas moins à l'esprit que «la préservation du bien-être des générations futures» passe par l'attention accordée aux questions d'environnement et de développement durable. La mise en oeuvre du Protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effets de serre est donc une priorité déclarée pour la coalition violette. Avec comme premier objectif, un accord de coopération entre les autorités fédérales et les Régions sur la répartition des efforts à faire pour respecter les objectifs du Protocole via la création «immédiate» d'une Commission nationale du climat. L'échéance pour arriver à cet accord, qui se fait attendre, est fixée à la fin de l'année civile.

Le recours à des énergies propres sera encouragé par une adaptation graduelle de la cotisation d'énergie qui devrait, «sans les toucher socialement», encourager les ménages à adopter le gaz naturel, l'énergie éolienne, solaire ou les pompes à chaleur géothermiques. En plus, d'une promesse de montrer le bon exemple en équipant les bâtiments publics fédéraux des dispositifs les moins polluants, le gouvernement prévoit également d'étendre la réduction d'impôt de 15pc de la dépense à tous les dispositifs de production d'énergie solaire et géothermique.

Au niveau des entreprises, des accords de branche seront conclus dans le même esprit avec une attention particulière portée aux PME.

Dans le cadre de la sortie, confirmée, du nucléaire, un nouveau plan d'équipement indicatif sera conclu pour le secteur de l'électricité. Un passage maximal à de nouvelles sources d'énergie est prévu dont l'option la plus concrète reste le développement des parcs à éoliennes.

Enfin, toujours dans le cadre de Kyoto, les mécanismes de flexibilité prévus par le Protocole seront apparemment utilisés au maximum.

Pour le reste, soutien actif à la biodiversité mondiale, consommation responsable et bien-être des animaux sont également évoqués aux côtés d'une politique de développement durable concrétisée par la mise en oeuvre du plan fédéral 2000-2004 et la préparation d'un nouveau plan 2005-2009. Chaque service public fédéral se verra, en outre, doté d'une «cellule de développement durable» qui devra «apprécier toutes les décisions majeures prises par les autorités à la lumière de leur effet en matière de développement durable.»

© La Libre Belgique 2003