«Le civisme au quotidien»

«Dans notre pays, il y a une manière spécifique d'être solidaire. C'est de marquer de l'intérêt et du respect pour ceux qui appartiennent aux autres communautés. S'intéresser à la culture de l'autre, à son histoire, apprendre sa langue, nouer des liens personnels dans les autres communautés, sont autant de formes de solidarité et de tolérance. N'est-ce pas cela, faire preuve de civisme fédéral au quotidien? C'est important à une époque où (...) chacun a tendance a se replier sur soi». (Fête nationale, 21 juillet 1998). Notre diversité est un défi permanent mais aussi une grande chance. Apprenons tous, responsables politiques ou citoyens, à vivre harmonieusement ensemble chaque jour nos diversités (...) comme des richesses. Si nous le voulons, nous pouvons devenir un exemple pour cette Europe en pleine expansion dont Bruxelles, et en fait tout notre pays, constitue la capitale. (...) Apprenons à connaître mieux et à respecter la culture et la langue des autres communautés. Employons-nous à éviter les provocations et à être tolérants». (Message de Noël, 24 décembre 1998). «Notre pays est situé à la frontière de deux grandes cultures européennes, il est multiculturel et a une vocation naturelle pour rassembler et faire dialoguer. (...) Par ailleurs, notre État fédéral, dans la mesure où il fonctionne harmonieusement, peut constituer un modèle pour la construction européenne. Enfin, l'histoire a fait de Bruxelles la capitale de l'Europe. C'est une grande responsabilité pour notre pays.» (Fête nationale, 21 juillet 2001). «Si la Belgique , pendant six mois (NDLR: de présidence européenne), a pu inspirer l'Europe, l'Europe peut nous stimuler dans notre propre effort vers plus d'unité et de solidarité. Nous devons être logiques avec nous-mêmes et agir dans la même perspective aussi bien sur le plan national qu'international. Soyons des artisans de paix et d'union, à l'intérieur comme à l'extérieur de nos frontières.» (Aux autorités du pays, 29 janvier 2002).

© La Libre Belgique 2003