Michel Nihoul nie tous les faits

Après Me Magnée, c'est le conseil de Michel Nihoul, Me Xavier Attout, qui a pris la parole pour répliquer à l'acte d'accusation de Michel Bourlet. Michel Nihoul nie tous les faits à sa charge.

Après Me Magnée, c'est le conseil de Michel Nihoul, Me Xavier Attout, qui a pris la parole pour répliquer à l'acte d'accusation de Michel Bourlet. Michel Nihoul nie tous les faits à sa charge.

Me Attout a tout d'abord regretté que l'acte d'accusation ne comporte aucune référence aux réquisitions du ministère public devant la chambre du conseil. Pour le procureur du Roi, Michel Bourlet, Michel Nihoul n'était pas responsable de l'enlèvement et de la séquestration de Laetitia Delhez.

Me Attout a également déploré que l'acte d'accusation ne fasse pas référence à l'ordonnance rendue par le président Moinet, laquelle avait conclu à un non-lieu pour Michel Nihoul pour ces préventions.

Le fait que l'ordonnance ait été déclarée nulle par l'arrêt de renvoi du 30 avril 2003 en raison de la présence d'un interprète dans la salle lors des débats de la chambre du conseil «ne justifie aucunement le silence de l'acte d'accusation ».

Michel Nihoul est poursuivi pour association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements et les séquestrations de 6 personnes, dont 5 mineures; en tant que chef de bande impliquée dans le trafic de drogue, de voitures, de faux documents, et d'être humains ; pour l'enlèvement et la séquestration de Laetitia Delhez, et pour trafic d'ecstasy. Il nie les accusations d'association de malfaiteurs et d'enlèvement. Concernant la drogue, son conseil a expliqué que la livraison des 1.000 pilules d'ecstasy à Michel Lelièvre «se rapportait à une livraison contrôlée avec un policier ». «Le fait que l'opération +undercover+ soit la vente organisée et contrôlée par des autorités policières résulte du dossier et aboutit à l'irrecevabilité des poursuites », a commenté Me Attout.

Me Attout s'est aussi expliqué sur les contacts entre son client et Marc Dutroux. «S'il connaissait Marc Dutroux et l'avait à certaines reprises rencontré, ce n'était que pour des raisons totalement étrangères à la perpétration de crimes ou de délits. Les communications téléphoniques entre Michel Nihoul et/ou Michel Lelièvre et Marc Dutroux ne concernaient aucune activité criminelle quelconque », a-t-il déclaré.

Enfin, le conseil de Michel Nihoul a évoqué son alibi le jour de l'enlèvement de Laetitia et dans les jours précédents. Il a remarqué que la présence de son client à Bertrix «est contredite par sa présence à un ou à d'autres endroits ». Il a soulevé que certains témoignages contenaient des contradictions et ne présentaient pas de crédibilité.

La lecture de cet acte de défense s'est terminée à 17H20. La parole a ensuite été donnée à Me Quirynen, le conseil de la famille Marchal.

Sur le même sujet