Une semaine consacrée au juge Langlois

La cour d'assises d'Arlon entamera ce lundi la deuxième semaine du procès Dutroux. Celle-ci devrait être uniquement marquée par l'audition du juge d'instruction de Neufchâteau, Jacques Langlois, qui a succédé au juge Connerotte suite à «l'arrêt spaghetti» en octobre 1996.

Belga
Une semaine consacrée au juge Langlois
©Demoulin

La cour d'assises d'Arlon entamera ce lundi la deuxième semaine du procès Dutroux. Celle-ci devrait être uniquement marquée par l'audition du juge d'instruction de Neufchâteau, Jacques Langlois, qui a succédé au juge Connerotte suite à «l'arrêt spaghetti» en octobre 1996.

L'audition du juge Langlois devrait débuter vers 10H. Elle se poursuivra dans l'après-midi puis mardi, mercredi et jeudi. Selon le planning établi par la cour, elle devrait se terminer le lundi 15 mars en fin de matinée.

Avant de répondre aux questions des parties, le juge Langlois expliquera tout d'abord la manière dont il a instruit le dossier. Ce sera pour lui l'occasion de s'exprimer publiquement pour la première fois sur les raisons qui l'ont poussé à refuser certains devoirs réclamés par les parties civiles.

En charge du dossier après le dessaisissement de Jean-Marc Connerotte en octobre 1996, Jacques Langlois a été vivement critiqué. Les parties civiles lui ont reproché d'écarter la thèse des réseaux et de ne mener son instruction que sur la seule base de Dutroux, délinquant isolé. Elles lui ont également reproché de refuser d'ordonner certains devoirs, comme par exemple l'analyse des cheveux trouvés notamment dans la cache de Marcinelle, qui était également réclamée par le procureur du Roi chestrolais, Michel Bourlet.

Tout au long de l'enquête, les deux hommes se sont opposés. A un point tel que le 22 février 2001, alors que le parquet général avait demandé que l'instruction soit placée sous contrôle comme le prévoit l'article 136bis, Michel Bourlet a transmis au parquet général de Liège un rapport d'une trentaine de pages sur tous les griefs qu'il formulait à l'égard du travail du juge d'instruction. Quelques mois plus tard, la cour d'appel a cependant estimé que le juge avait effectué son travail de manière correcte.


Marc Dutroux pourrait se laisser photographier et filmer à partir de la deuxième semaine de son procès, a indiqué dimanche son avocat, Me Xavier Magnée, au journal télévisé de RTL-TVI. "Je vais étudier cette question avec lui. Il n'est pas exclu que Marc Dutroux ait changé d'avis", a déclaré Me Magnée, qui doit s'entretenir avec son client dimanche soir. Marc Dutroux et son avocat passeront en revue les failles de l'instruction du juge Langlois, a ajouté Me Magnée, évoquant des pistes valables dont "on a décidé à moment donné qu'elles étaient périphériques".