Les gouvernements regrettent la décision de DHL

A l'issue de leur réunion commune au cabinet du Premier ministre, jeudi, les chefs de file des gouvernements fédéral, bruxellois et flamand ont dit «regretter la décision de DHL de ne pas être disposée à consentir les efforts supplémentaires» engendrés par l'extension des activités de la multinationale.

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Les gouvernements regrettent la décision de DHL
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A l'issue de leur réunion commune au cabinet du Premier ministre, jeudi, les chefs de file des gouvernements fédéral, bruxellois et flamand ont dit «regretter la décision de DHL de ne pas être disposée à consentir les efforts supplémentaires demandés par rapport à la diminution de la nuisance sonore engendrée » par l'extension des activités de la multinationale.

Selon eux, les plan d'expansions sont devenus imposssibles par le «fait que d'une part, DHL ne puisse donner aucune garantie quant au remplacement des appareils MD-11 (ndlr: dont le niveau sonore théorique dépasse QC 11) d'ici 2011 et que, d'autre part, l'entreprise ne souhaite réaliser l'extension qu'au moyen d'avions plus grands dont l'émission sonore est inférieure ou égale à QC 8 ».

A l'issue de la réunion, Guy Verhofstadt n'a pas caché sa déception, soulignant qu'alors qu'en septembre dernier, les trois gouvernements s'étaient montrés ouverts à une extension des activités de DHL, sur base notamment d'une limitation de vols de nuits à 4 à l'aide de MD-11, la multinationale avait ajouté des conditions nouvelles à un premier accord conclu le 13 juillet entre elle et le gouvernement fédéral.

Les trois gouvernements ont par ailleurs dit prendre acte de la décision de DHL de sauvegarder ses activités et l'emploi à Zaventem jusqu'en 2008, et de poursuivre la consolidation de l'extension de son quartier-général administratif.

Le Gouvernement fédéral a demandé à BIAC l'examen du développement ultérieur d'activités alternatives sur l'aéroport ayant un important potentiel d'emploi.

C'est sur la base de rapports de BIAC sur les possibilités de développements d'activités que le gouvernement flamand étudiera les pistes envisageables et se prononcera sur les efforts complémentaires auxquels il consentira pour promouvoir des activités économiques nouvelles à Bruxelles national, a affirmé le ministre-président flamand.

Interrogé à l'issue de la réunion, Yves Leterme a précisé que le dossier du plan de dispersion ainsi que celui de l'harmonisation des normes sonores ne pourraient être examinées avant celui du développement de nouvelles activités en raison des délais nécessaires pour trouver un accord.

Son homologue bruxellois Charles Picqué a mis en avant la difficulté de concilier certains projets industriels avec la viabilité d'une ville surtout «quand on veut le beurre et l'argent du beurre ».

A ses yeux, on peut se demander dans quelle mesure DHL n'a pas fait monter les enchères au fur et à mesure de l'avancement des trois dossiers sur lesquels il avançait de front.

Le dossier démontre en tout cas qu'il faudra à l'avenir mener une politique d'aménagement du territoire soucieuse de réserver des zones pour les activités industrielles, a-t-il encore commenté.

Le vice-premier ministre Johan Vande Lanotte n'en a quant à lui pas démordu au sujet du changement d'attitude de DHL par rapport à un premier accord du 13 juillet dernier qui prévoyait que l'extension des activités se ferait à l'aide d'avions crédités d'un Quota Count 4 et d'un maximum de 4 vols par nuit à l'aide de MD-11 jusqu'à l'obtention d'une offre de B 777 (QC-8) actuellement non disponibles. Alors que le gouvernement fédéral et les Régions négociaient sur la base de ce compromis, ces conditions ont été revues par deux fois à la hausse, a-t-il maintenu.